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Offensive irakienne et frappes américaines contre l'EI à Amerli

Combattants de l'armée irakienne et miliciens chiites à Amerli.
Combattants de l'armée irakienne et miliciens chiites à Amerli. Ali Al Bayati, AFP

L'armée irakienne, soutenue par des miliciens chiites, a lancé une offensive contre l'État islamique qui encercle la ville d'Amerli, au nord de l'Irak. Les États-Unis ont mené des frappes et des largages humanitaires sur la zone.

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L'armée irakienne et des combattants kurdes, soutenus par l’aviation américaine et des miliciens chiites, ont lancé une offensive pour briser le siège imposé par l'organisation jihadiste de l'État islamique (EI) à Amerli. Cette ville turcomane, située dans le nord de l'Irak, à 160 km de Bagdad, était assiégée depuis deux mois par l’EI. Parallèlement, les États-Unis ont mené des frappes et des largages humanitaires sur la zone.

Les soldats irakiens ont avancé depuis le sud tandis que des milliers de miliciens chiites progressaient depuis le nord. Ils ont réussi à reprendre dix villages sur le chemin d'Amerli, et des renforts ont été envoyés. Un commandant de l'armée irakienne a indiqué que les forces régulières se trouvaient à une quinzaine de kilomètres d'Amerli. Les combattants progressant depuis le nord ne seraient eux plus qu'à trois kilomètres de la ville.

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À Washington, le Pentagone a annoncé samedi soir que l'aviation américaine était entrée en action contre les combattants de l'Etat islamique qui encerclent Amerli. "Des frappes coordonnées à proximité [d’Amerli, NDLR] contre des terroristes de l'État islamique " ont été menées, a indiqué le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby. Elles ont détruit "trois Humvees de l'EI, un véhicule blindé de l'EI, un checkpoint de l'EI et un char de l'EI près d'Amerli", a précisé le commandement central américain (Centcom).
 
Aide humanitaire américaine
 
Plus de 15 000 habitants vivent à Amerli où les jihadistes empêchent l’approvisionnement en eau, en nourriture ou en médicaments. Les habitants craignent d’être tués et l’ONU a d’ailleurs mis en garde contre un "massacre" de la part des combattants de l’EI. Ces jihadistes sunnites ultra-radicaux sont engagés depuis 2013 dans la guerre en Syrie et mènent depuis le 9 juin une vaste offensive en Irak, proclamant un califat sur les vastes régions conquises dans ces deux pays voisins.
 
S’il est impossible d’évacuer les habitants d’Amerli, l'armée américaine a largué samedi de l'aide humanitaire, "sur requête du gouvernement irakien", a précisé le contre-amiral John Kirby. "L'aviation américaine a fourni cette aide au côté d'appareils australiens, français et britanniques, qui ont également largué des denrées très nécessaires."

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Environ 40.000 litres d'eau potable et 7.000 repas ont été largués. "Les opérations seront limitées dans leur étendue et dans leur durée de manière à répondre à cette crise humanitaire et protéger les civils piégés à Amerli", a expliqué John Kirby.
 
Le Pentagone avait annoncé auparavant avoir procédé à de nouvelles frappes aériennes sur des positions des jihadistes de l'EI près du barrage stratégique de Mossoul, le plus grand du pays. Un véhicule, un site de tir et des armes ont été détruits par ces frappes, a précisé le Pentagone.  L'opération visait à soutenir les troupes kurdes et irakiennes, mais aussi "à protéger des infrastructures cruciales, du personnel et des installations américaines, ainsi que les efforts humanitaires", avait-il indiqué.

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Avec AFP et Reuters

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