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L'Otan menace de déployer une force de réaction rapide en Europe de l'Est

Le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen.
Le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen. John Thys, AFP

Face au déploiement de forces russes en Ukraine, l'Alliance atlantique envisage de déployer une armée de 4 000 hommes en Europe de l'Est. Moscou a, de son côté, prévenu que sa doctrine militaire serait "ajustée" en conséquence.

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Alors que les affrontements dans l’est de l’Ukraine font planer sur l’Europe la menace d’un conflit à grande échelle, les échanges entre la Russie et l’Otan s’apparentent de plus en plus à un concours de muscles.

D’un côté, l’Alliance atlantique a menacé d’adopter un plan de réactivité (Readiness action plan, RAP), lors d’un sommet qui se tiendra jeudi et vendredi au Royaume-Uni. Ce plan consisterait à déployer très rapidement une force de "plusieurs milliers de soldats" en Europe de l'Est. Ces contingents seraient composés de membres des armées de l'air, de terre, et de la marine, appuyés par des forces spéciales, selon le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen.

Selon le New York Times, cette force s’élèverait à 4 000 hommes et bénéficierait du soutien de certains anciens pays du bloc soviétique. Certains membres de l’Otan, tels que les États baltes, la Pologne, la Roumanie ou la Bulgarie, considèrent en effet l’attitude de la Russie comme une menace directe pour leur sécurité.

"Politique de détériorations des relations"

Moscou n'a pas tardé à riposter par la voix de son secrétaire-adjoint du Conseil de sécurité russe. Ce dernier a annoncé mardi un "ajustement" d'ici à la fin de l'année de la doctrine militaire russe pour prendre en compte l'apparition de nouvelles "menaces". Le responsable est resté flou sur les contours de cette nouvelle doctrine mais il a souligné qu'elle devrait prendre en compte l'emploi de groupes radicaux et de compagnies privées de sécurité avec les forces régulières, le rôle croissant de l'information dans les conflits ainsi que le déploiement de systèmes antimissiles.

"Tous les faits témoignent de la volonté des autorités des États-Unis et de l'Otan de poursuivre leur politique de détérioration des relations avec la Russie", s’est défendu Mikhaïl Popov, directeur adjoint du conseil de sécurité de la présidence russe, dans un entretien accordé à l'agence de presse RIA. "Le fait que l'infrastructure militaire des États membres de l'Otan s'approche de nos frontières - y compris par l'élargissement - va continuer d'en faire une menace externe pesant contre la Fédération de Russie", a-t-il poursuivi.

Les autres menaces pesant sur la sécurité de la Russie sont le projet de bouclier américain antimissile et la situation en Ukraine, a-t-il précisé.

L'Ukraine, qui a quant à elle relancé son projet d'adhésion à l'Otan, attend une "aide pratique" et des "décisions cruciales" de l'Alliance atlantique à l'issue du sommet.

Dans le pays, la situation ne cesse de se détériorer. Selon le Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés, le conflit dans l'est de l'Ukraine a provoqué le déplacement de plus d'un million de personnes, dont 814 000 se trouvent aujourd'hui en Russie.

Avec AFP
 

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