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AFRIQUE DE L'OUEST

Vidéo : l'épidémie d'Ebola s'accélère, pas de solution à court terme

Des femmes se nettoyant les mains à l'entrée de l'hôpital John Fizgerald Kennedy de Monrovia, au Liberia.
Des femmes se nettoyant les mains à l'entrée de l'hôpital John Fizgerald Kennedy de Monrovia, au Liberia. Capture d'écran France 24
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L'OMS évalue à 600 millions de dollars le montant de l'aide nécessaire aux pays confrontés à l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest. Mercredi, l'organisation a annoncé que le virus avait fait plus de 1900 morts sur 3500 cas confirmés.

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En manque de moyen pour lutter contre le virus Ebola, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) tente à tout prix d'attirer l'attention des pays occidentaux. Mercredi 3 septembre, elle a une nouvelle fois tiré la sonnette d'alarme. Selon ses estimations, la situation serait en train de s'aggraver. Malgré les efforts déployés, 40 % des victimes seraient mortes lors des trois dernières semaines. Dans son dernier décompte, la directrice générale de l'OMS, Margaret Chan, a fait état de plus de 1 900 morts sur 3 500 cas confirmés. La semaine passée, l'OMS recensait 1 552 morts sur 3 069 cas.

Au micro de France 24, le docteur David Nabarro, coordinateur en chef auprès des Nations unies, explique : "Nous avons de plus en plus de mal à contrôler l'épidémie. Je veux donc voir nos efforts augmenter, peut-être multiplier par 3 ou 4 les moyens actuels. Cela nous permettrait d'augmenter les efforts de contrôle et d'obtenir, je l'espère, un arrêt des transmissions d'ici 6 à 9 mois." En clair, sans moyens supplémentaires, l'épidémie risque de durer. Le docteur évalue "à au moins 600 millions de dollars, et peut-être beaucoup plus", le montant de l'aide nécessaire pour les pays touchés.

>> À lire sur France 24 : "Isolés, les pays touchés par Ebola peinent à faire face à l'épidémie"

Autre problème : l'acheminement de l'aide, qu’elle soit alimentaire ou médicale, est devenu de plus en plus compliqué. Seules deux compagnies aériennes, Royal Air Maroc et Brussels Airlines desservent encore régulièrement les pays touchés. Magareth Chang le reconnaît : "Bien sûr, le fait que les compagnies aériennes et maritimes ont décidées d'arrêter de desservir ces pays rend notre tâche plus difficile et complexe."

Pour endiguer l'épidémie, la pire jamais observée depuis l'apparition de la maladie en 1976, plusieurs vaccins et traitements sont en cours de développement. Jeudi et vendredi, l'OMS réunit plus d'une centaine de scientifiques à Genève. Leur objectif : accélérer les recherches et lancer les essais cliniques sur des humains.

>> Reportage à voir sur France 24 : "La Sierra Leone fait de la radio une arme contre Ebola"

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