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UKRAINE

Cessez-le-feu fragile dans l'est de l'Ukraine

Des soldats ukrainiens patrouillent dans l'est de l'Ukraine le 5 septembre.
Des soldats ukrainiens patrouillent dans l'est de l'Ukraine le 5 septembre. Anatolii Stepanov, AFP
4 mn

Au lendemain d'un cessez-le-feu conclu vendredi entre les pro-Russes et le gouvernement ukrainien, la trêve semble avoir été globalement respectée dans l'est de l'Ukraine, malgré quelques tensions localisées.

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Après l’annonce d’un cessez-le-feu entre Kiev et les rebelles pro-russes vendredi 5 septembre, la trêve semble avoir été globalement respectée dans l’est de l’Ukraine.

Dans la journée de samedi, le président ukrainien Petro Porochenko et son homologue russe Vladimir Poutine se sont entretenus par téléphone. Ils ont tous les deux estimé que le cessez-le-feu était dans l'ensemble respecté mais que des mesures supplémentaires seraient nécessaires pour en assurer la pérennité.

"Les deux chefs d'État ont déclaré que globalement le cessez-le-feu était appliqué [et] ils ont discuté de mesures pour parvenir à un cessez-le-feu permanent", a écrit la présidence ukrainienne dans un communiqué. Les deux dirigeants ont aussi souhaité une "implication maximale de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) dans la surveillance" de cette trêve. Le Kremlin a par la suite effectué un compte-rendu similaire de cette conversation.

Quelques tensions localisées

Samedi matin, certains séparatistes avaient tout de même accusé les forces gouvernementales ukrainiennes d'avoir brisé le cessez-le-feu. Et Kiev avait accusé à son tour les pro-russes de tirer sur ses positions.

"Hier (vendredi) à 21 h, il y a eu plusieurs tirs de roquettes à la périphérie de Donetsk, ainsi qu'un convoi d'armes lourdes qui venait de Zaporijia", une région voisine de celle de Donetsk, avait déclaré à l'AFP Vladimir Makovitch, un responsable du Parlement séparatiste.

Le Premier ministre de la République séparatiste autoproclamée de Donetsk (DNR), Alexandre Zakhartchenko, avait quant à lui affirmé que les forces ukrainiennes avaient tiré à deux reprises sur le village d'Amvrossiïvka, situé à quelque 80 km de Donetsk. "Il est prématuré de parler d'un cessez-le-feu total", a-t-il souligné, cité par l'agence de presse publique russe Ria Novosti.

Quelques minutes après, samedi peu avant midi, Kiev avait accusé les séparatistes de tirer sur ses positions malgré le cessez-le-feu, annonce l'AFP.

La nuit de vendredi à samedi a été calme

La mairie de Donetsk, capitale régionale et chef-lieu de la rébellion pro-russe, avait pourtant fait savoir que "la nuit de vendredi à samedi a été calme". Le communiqué ajoute : "On n'a reçu aucune information sur des tirs, salves ou explosions dans la ville."

Le calme est également revenu à Marioupol, port stratégique situé sur les bords de la mer d'Azov, qui craignait ces derniers jours un assaut des séparatistes. Deux volontaires du bataillon Azov, qui combat aux côtés des troupes ukrainiennes, ont confirmé que la nuit avait été "très calme" et qu'ils n'avaient entendu aucun bruit suspect.

Même information, samedi, du côté du correspondant de France 24 à Marioupol, Jonathan Walsh : "Pour l’instant, ce cessez-le-feu semble tenir à Marioupol. Ni les médias locaux ni nos sources en contact avec l’armée régulière sur le terrain n’ont fait état de la moindre violation."

Le journaliste ne rapporte "aucun tir d’artillerie, aucun bruit qui résonne dans le ciel de Marioupol alors que les tirs étaient devenus incessants depuis deux jours".

Kiev et les rebelles pro-russes ont signé vendredi à Minsk un cessez-le-feu destiné à mettre un terme à un conflit de près de cinq mois dans l'Est, qui a fait 2 600 morts et un demi-million de réfugiés et déplacés.

"La vraie question est maintenant de savoir combien de temps ce cessez-le feu va tenir", se demande Jonathan Walsh. "Ni les Ukrainiens ni les pro-russes ne sont prêts à faire une croix sur leurs revendications. Les pro-russes veulent leur État indépendant dans l’est de l’Ukraine, ce que Kiev refuse catégoriquement", rappelle-t-il.

Avec AFP
 

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