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Nouvelle rumeur sur Najat Vallaud-Belkacem, le ministère porte plainte

Najat Vallaud-Belkacem, première femme ministre de l'Éducation
Najat Vallaud-Belkacem, première femme ministre de l'Éducation Bertrand Guay / AFP |

Un faux courrier, visant à faire croire que Najat Vallaud-Belkacem préconisait l'enseignement de l'arabe aux écoliers, circule depuis quelques jours sur les réseaux sociaux. Une énième rumeur qui a poussé le ministère à porter plainte.

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Depuis qu'elle a remplacé Benoît Hamon fin août au ministère de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, première femme nommée rue de Grenelle, fait l'objet de nombreuses attaques, notamment en raison de ses origines marocaines.

La dernière en date a même poussé le ministère à porter plainte, lundi 8 septembre. Et pour cause, une fausse circulaire, présentée comme issue des services de la ministre de l’Éducation nationale et invitant les maires à mettre en place des cours d'arabe comme activité périscolaire, est diffusée sur les réseaux sociaux depuis samedi soir.

Le faux document, qui porte la vraie-fausse signature de la ministre Najat Vallaud-Belkacem, annonce que les maires seront prochainement contactés dans le but de se voir proposer, "dans le cadre de la nouvelle loi concernant l'aménagement des activités périscolaires", "une heure hebdomadaire consacrée à la découverte de la langue arabe".

"Je vous conseille vivement de donner un avis favorable à l'établissement de cette activité qui a pour but de gommer les barrières linguistiques que pourraient inévitablement rencontrer nos enfants dans un proche avenir", poursuit le texte, qui conclut que "la France est et doit rester un pays multiculturel dans l'intérêt et pour le bien-être de tous ses concitoyens".

Logiquement, le ministère de l'Éducation nationale a donc annoncé qu'il portait plainte pour usurpation. "Le ministère de l'Éducation porte plainte à chaque fois qu'il y a usurpation", a précisé un porte-parole du ministère, soulignant que le document comportait "pas mal d'erreurs", sur la forme et le fond.

Il a notamment souligné par exemple que sur le fond, ce n'est pas de la compétence de la ministre de désigner le contenu des activités périscolaires, mais de celle des communes.

Multiplication des rumeurs
 

Née au Maroc et âgée de 36 ans, Najat Vallaud-Belkacem a déjà été la cible d'attaques sur internet et de fausses rumeurs concernant son identité. Une fausse carte d'identité colportant la rumeur selon laquelle le véritable nom de Najat Vallaud-Belkacem serait "Claudine Dupont", circule toujours sur la Toile.

Deux médias s'en sont en particulier pris à elle : l'hebdomadaire conservateur "Valeurs actuelles" titrait la semaine dernière en couverture "L'ayatollah. Enquête sur la ministre de la Rééducation nationale", et le journal d'extrême droite "Minute" a fustigé la nomination d'une "Marocaine musulmane à l'Éducation", vue comme une "provocation".  

Alors ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem avait porté en 2013 le projet "ABCD de l'égalité" dans les écoles, devenu en 2014 un "plan d'action pour l'égalité entre les filles et les garçons à l'école". De leur côté, les opposants au mariage homosexuel de "La Manif pour tous" ont, eux, accusé la ministre de prôner une prétendue "théorie du genre" à l'école. 

En réponse à ces nombreuses polémiques, la ministre a assuré cette semaine rester "assez distante". "Tout ça révèle le rapport compliqué que certains entretiennent avec la féminité, la jeunesse ou avec l'idée-même que ce pays soit composé de Français d'origines diverses", selon elle.

Avec AFP

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