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Les pauvres sont de plus en plus pauvres, selon un rapport de l’Insee

En France, le seuil de pauvreté s’établit à 987 euros mensuels.
En France, le seuil de pauvreté s’établit à 987 euros mensuels. Jacques Demarthon, AFP

Dans son rapport sur l’année 2012, l'Insee indique que le taux de pauvreté recule légèrement par rapport à 2011. Il affirme aussi que le niveau de vie des plus démunis continue de chuter.

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Ils étaient 8,7 millions de pauvres en 2011, ils sont aujourd’hui 8,5 millions. Dans les statistiques de Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), les Français "pauvres", c’est-à-dire qui gagnent moins de 987 euros mensuels, sont donc en légère diminution. Ils représentent 13,9% de la population contre 14,3% un an plus tôt.

>> Pour consulter le rapport de l'Insee, cliquez ici

Mais cette bonne nouvelle s’accompagne malheureusement d’une autre réalité. Les plus démunis continuent de voir chuter leur niveau de vie. Selon le rapport, "l’intensité de la pauvreté" est passée de 19,1% en 2011 contre 20,5% en 2012. Dans les faits, cela revient à dire que la moitié des personnes vivant sous le seuil de pauvreté vit avec moins de 784 euros par mois, soit, en euros constants, un niveau qui n’avait pas été aussi bas depuis 2006.

>> À voir le webdocumentaire de France 24 : "La tête sous l'eau : immersion dans les bains-douches de Paris"

Au sein de cette population la moins aisée, le nombre de chômeurs pauvres augmente - sur fond notamment de forte hausse du chômage - tandis que celui des retraités diminue légèrement. "Cette amélioration relative s’explique par la revalorisation des pensions […] et par un effet de noria, qui conduit à ce que les nouveaux retraités bénéficient de carrières salariales plus favorables que leurs aînés", écrit l’Insee.

>> À voir sur France 24 : Les visages de la pauvreté dans les campagnes françaises

Les familles monoparentales sont aussi particulièrement touchées : leur part dans la population pauvre passe ainsi de 20,6% en 2011 à 22,3% en 2012. "La pauvreté s'accroît fortement parmi les mères de [ces, ndlr] familles monoparentales", relève l'Insee.

A l’autre extrémité, les familles les plus riches ont elle aussi noté une légère "baisse" de leur niveau de vie. Ainsi les 10 % des ménages les plus aisés disposent d'au moins 37 430 euros par an, soit 3,5 fois plus que les 10 % des plus modestes. Ils gagnaient 3,6 fois plus que les plus pauvres en 2011. "Il serait plus satisfaisant de voir tous les revenus augmenter", commente Jérôme Accardo. "En 2012, les revenus des plus riches ont certes diminué, mais ceux des plus pauvres également", ajoute-t-il.

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