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"Union sacrée" travailliste-conservateur au chevet de l'Écosse britannique

De gauche à droite, le leader du parti travailliste Ed Miliband, le dirigeant des libéraux-démocrates Nick Clegg et le Premier ministre David Cameron (archive).
De gauche à droite, le leader du parti travailliste Ed Miliband, le dirigeant des libéraux-démocrates Nick Clegg et le Premier ministre David Cameron (archive). Leon Neal, AFP

Le Premier ministre britannique David Cameron, son allié libéral-démocrate Nick Clegg et le chef de l'opposition travailliste Ed Miliband se rendent mercredi à Edimbourg pour tenter de dissuader les Écossais de voter en faveur de l’indépendance.

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Londres mobilise ses troupes pour défendre l’intégrité du Royaume-Uni, à l'heure où les sondages donnent de plus en plus de crédit au scénario d'une victoire du camp indépendantiste au référendum du 18 septembre. Trois leaders britanniques se déplacent ainsi en Écosse mercredi 10 septembre : le Premier ministre David Cameron, son allié libéral-démocrate Nick Clegg et le chef de l'opposition travailliste Ed Miliband se rendent à Edimbourg plaider en faveur du "non" au plébiscite sur l'indépendance écossaise.

"Il y a beaucoup de choses qui nous divisent mais il y a une chose sur laquelle nous sommes d'accord, passionnément : nous sommes mieux ensemble au sein du Royaume-Uni", ont déclaré mercredi les trois dirigeants, dans un communiqué commun, précisant qu'en conséquence, ils ne participeraient pas à la séance hebdomadaire de questions au gouvernement à la chambre des Communes.

L'annonce de ce déplacement intervient alors que, selon une enquête d'opinion publiée dimanche par le "Sunday Times", le "oui" dépasse désormais le non dans les intentions de vote.

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Mardi matin, le chef du Parti national écossais (SNP) et leader des indépendantistes Alex Salmond a dénigré ce qui ressemble à une offensive de dernière minute des défenseurs de l'unité du Royaume-Uni. "Nous allons gagner ce référendum en faveur de l'Écosse", a-t-il assuré.

David Cameron mis en difficulté

Saisi, semble-t-il, par un sentiment de panique, comme le reste de la classe politique britannique, David Cameron veut tenter de convaincre les électeurs de la nécessité de préserver l'acte d'union qui les lie à l'Angleterre depuis 1707.

"Nous ne voulons pas voir cette famille de nations être brisée", écrit le chef du gouvernement dans une tribune publiée par le journal "The Daily Mail", mercredi. "Le Royaume-Uni est un pays précieux et particulier". Jouant sur le registre de l'émotion, David Cameron a lancé une mise en garde : "Si le Royaume-Uni se brise, cela sera pour toujours".

Le Premier ministre conservateur, très impopulaire dans une Écosse ancrée à gauche, avait jusque-là limité ses interventions sur le terrain écossais, de crainte que sa présence n'encourage le vote indépendantiste. Quelle que soit l'issue du scrutin, les chroniqueurs politiques prédisent désormais des lendemains difficiles au chef du gouvernement britannique, qui a pris le risque d'accepter la tenue de ce référendum.

Avec AFP
 

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