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Mort du chef des Shebab : Hollande a coopéré avec Washington

Des Somaliens regardent les informations annonçant la mort du chef des Shebab, le 6 septembre.
Des Somaliens regardent les informations annonçant la mort du chef des Shebab, le 6 septembre. Mohamed Abdiwahab, AFP

D'après l'entourage de l'Élysée, les services de renseignement français ont collaboré avec Washington dans l'opération qui a tué le chef des islamistes somaliens shebab, le 1er septembre, confirmant partiellement une information du "Point".

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C’est l’entourage du président français qui le confirme : les services de renseignement français ont collaboré avec Washington pour abattre le chef des islamistes somaliens Shebab, Ahmed Abdi "Godane", tué par une frappe américaine le 1er septembre.

"La France et le président de la République ont appuyé la coopération en matière de renseignement et de coordination", a indiqué la source, confirmant partiellement des informations de l'hebdomadaire "Le Point". "Cela n'a pas été une opération française sur le terrain, nous n'étions pas dans l'intervention", a toutefois précisé l'entourage de François Hollande.

Ahmed Abdi "Godane" a été tué lors d'une frappe de missiles Hellfire et d'armes à guidage laser lors d'une réunion de hauts responsables shebab au sud de Mogadiscio, selon la version des États-Unis.

Ordre explicite du président, selon "Le Point"

D’après "Le Point", "les éléments permettant cette opération - à savoir l'identification précise de son pick-up et la route qu'il devait emprunter - ont été transmis au Pentagone par la DGSE (renseignements extérieurs français, NDLR) sur ordre explicite du président de la République".

Âgé de 37 ans, Ahmed Abdi "Godane", alias Abu Zubeyr, était l'une des dix personnalités les plus recherchées pour terrorisme par les États-Unis. Les Shebab ont assuré qu'ils "vengeraient" la mort de Godane, nommant Ahmed Umar Abou Oubaïda pour lui succéder.

"Godane" était à l'origine de l'enlèvement, le 14 juillet 2009, de deux agents de la DGSE, écrit encore le magazine. "Le premier, connu sous le pseudonyme de Marc Aubrière, était parvenu à s'évader, mais le second, Denis Allex, avait été détenu par 'Godane' dans des conditions particulièrement barbares", souligne l'hebdomadaire.

Une opération militaire française conduite le 11 janvier 2013 pour tenter de le libérer avait échoué. L'otage et deux membres du commando avaient été tués, ainsi qu'au moins 17 Shebab.

Avec AFP

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