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Ebola : l'épidémie pourrait avoir un impact économique "catastrophique"

Des employés de la Croix-Rouge guinéenne se préparent à transporter le corps d'une victime d'Ebola à Conakry, le 14 septembre 2014.
Des employés de la Croix-Rouge guinéenne se préparent à transporter le corps d'une victime d'Ebola à Conakry, le 14 septembre 2014. Cellou Binani, AFP

L’épidémie d’Ebola risque d’avoir des conséquences désastreuses sur l’économie des trois pays les plus touchés par la maladie, avertit un rapport de la Banque mondiale. Les pertes pourraient atteindre plus de 800 millions de dollars d'ici 2015.

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L'impact économique d'Ebola pourrait être "catastrophique" dans les trois pays foyers de l'épidémie - Sierra Leone, Guinée, Liberia - en raison principalement d'un "facteur peur" qui paralyse l'activité, a prévenu la Banque mondiale mercredi 17 septembre.

"Si le virus continue de se propager dans les trois pays les plus durement affectés (...), son impact économique pourrait être multiplié par huit, infligeant un choc catastrophique à des États déjà fragiles", indique un rapport de l'institution, pointant également les risques de crise alimentaire.

Selon les calculs de la Banque mondiale, si l'épidémie n'est pas contenue, le produit intérieur brut cumulé du Liberia, de la Guinée et de la Sierra Leone pourrait être amputé de 359 millions de dollars en 2014, et de 809 millions en 2015.

Dans ce scénario, la croissance économique chuterait l'année prochaine de 11,7 points de pourcentage au Liberia et de 8,9 points en Sierra Leone, ce qui risque de faire plonger ces deux pays pauvres en récession.

"L'impact économique le plus important de la crise ne résulte pas de ses coûts directs (mortalité, morbidité, soins de santé, pertes des jours de travail) mais d'une réaction de panique alimentée par la peur de la contagion", explique le rapport de la Banque mondiale.

Ce "facteur peur" a déjà été responsable de la quasi-totalité des dommages économiques de précédentes épidémies mondiales telles que le Sras et la fièvre H1N1, souligne également l'institution, qui appelle la communauté internationale à mobiliser "plusieurs milliards de dollars" pour contenir l'épidémie.

Le président américain Barack Obama a appelé mardi "à agir vite" face à l'épidémie d'Ebola, qui a tué plus de 2 460 personnes sur près de 5 000 cas détectées, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Avec AFP

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