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JOURNÉE DU PATRIMOINE

De Fantômas à Luc Besson, Gaumont dévoile ses trésors d'hier et d'aujourd'hui

Gaumont a investit les sous-sols de son siège à Neuilly pour y installer son petit musée privé.
Gaumont a investit les sous-sols de son siège à Neuilly pour y installer son petit musée privé. Gaumont

Pour les Journées européennes du patrimoine, les 20 et 21 septembre, Gaumont ouvre les portes de son musée privé à Neuilly. L’occasion de découvrir les trésors de la plus ancienne société cinématographique au monde. Visite guidée.

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Tout d'abord, une affiche : celle de "La Science des rêves". Le long-métrage de l'inventif Michel Gondry n’a rien d’une vieillerie mais quel autre film pouvait aussi bien résumer les près de 120 ans d’activités de Gaumont ?

Car c’est bien un voyage à travers l’histoire de l’industrie cinématographique auquel nous invite le musée privé de la prestigieuse maison française, dont les portes seront ouvertes au public lors des Journées européennes du patrimoine, samedi 20 et dimanche 21 septembre.

D’ordinaire réservés aux professionnels, aux chercheurs ou aux étudiants, la collection qu’abritent les sous-sols du groupe, à Neuilly-sur-Seine, compte quelque 10 000 affiches, 330 appareils de prise de vues et de projection, des milliers de scénarii originaux, des centaines de costumes et d’éléments de décors… Un fonds substantiel savamment constitué depuis 20 ans mais qui ne peut, malheureusement, être dévoilé d’un seul trait.

Pour cette édition des Journées européennes du patrimoine - manifestation à laquelle Gaumont prend part depuis 2009 -, les conservateurs ont décidé, bicentenaire de la Première Guerre mondiale oblige, de concentrer la grande partie de leur exposition éphémère sur les liens unissant Gaumont à la Grande Guerre. Mais aussi de faire la part belle aux personnages-clés, réels ou fictifs, qui ont fait les grandes heures de la compagnie à la marguerite. Visite.

  • Première Guerre mondiale

Gaumont

Fondée en 1885 par Léon Gaumont, la société Gaumont concentre ses premières activités sur la fabrication d’appareils de prise de vue et de projecteurs qu’elle fournit en nombre aux forains avec des bandes de démonstration produites par des réalisateurs maison (dont Alice Guy, une ancienne secrétaire connue pour être la première femme réalisatrice de l’histoire). Alors que l’Allemagne déclare la guerre à la France, Gaumont est appelé à participer à l’effort national. L’armée française lui passe commande de films (voir ci-dessous), d’appareils photo mais aussi de radios et de… cigarettes.

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Au sortir du conflit, le groupe, en perte de vitesse sur un marché mondial alors dominé par les Américains, continue la production de radios, cette fois-ci à destination des particuliers. Les grands haut-parleurs circulaires développés par Gaumont, qui ne sont pas sans rappeler la marguerite, l’emblème de la maison, débarquent alors dans les salons des familles françaises les plus aisées.

Gaumont

  • Fantômas

Personnage de la littérature populaire du début du XXe siècle, Fantômas devient rapidement un héros de cinéma. Un glissement vers le septième art que l’on doit à l’un des réalisateurs emblématiques de la maison, Louis Feuillade. D’abord directeur artistique puis scénariste d’Alice Guy, le cinéaste va se spécialiser dans les serials, ces films à petits budgets diffusés en feuilleton dans les salles de cinéma.

Gaumont

Les cinq films qu’il consacrera à Fantômas remportent un vif succès auprès du public. Notamment celui du Gaumont-Palace (1910-1972) qui, avec ses 6 000 places, fut longtemps considéré comme le plus grand cinéma du monde.

La franchise Fantômas fera sa réapparition dans les années 1960 avec Louis de Funès et Jean Marais. Adaptées dans une veine comique, les nouvelles aventures du génie du crime finiront par supplanter, en termes de notoriété, celles filmées 50 ans plutôt par Louis Feuillade.

  • L’univers Besson

Des décennies après Louis Feuillade, Luc Besson deviendra le réalisateur-phare de Gaumont. Avant de fonder en 2000 son propre studio, EuropaCorp, le cinéaste a offert au studio plusieurs de ses plus grands succès populaires. "Le Grand Bleu", "Nikita", "Léon" ou encore "Le Cinquième Élément" sont autant d'éléments de l’imaginaire collectif français.

Le visiteur fétichiste se réjouira donc de pouvoir toucher du doigt la combinaison de plongée de Jean-Marc Barr pour "Le Grand Bleu", la longue épée de "Jeanne d'Arc" ou encore les costumes (jamais lavés depuis le tournage, paraît-il) que Jean-Paul Gaultier dessina pour Bruce Willis et Milla Jovovich, les deux interprètes principaux du "Cinquième Élément".

Mais la section costumes et éléments de décor du musée n'est pas essentiellement consacrée à l'univers Besson. Les sous-sols de Gaumont recèlent bien d'autres trésors tels le maillot de bain polychrome de l'inénarable OSS 117 (Jean Dujardin), la robe qu'Ingrid Bergman portait pour "Elena et les hommes" de Jean Renoir, les énormes talkie-walkies de Bourvil et Jean-Paul Belmondo dans "Le Cerveau" ou encore les mannequins de cire utilisés comme effets spéciaux pour "Les Visiteurs", film tourné avant l'avènement du numérique. 

Musée Gaumont : 13 rue du Midi, Neuilly-sur-Seine. Samedi 20 et dimanche 21 septembre : 6 visites guidées par jour à 11h, 12h, 14h, 15h, 16h, 17h suivies d’une projection de 30 minutes environ.
Inscription obligatoire par mail à musee@gaumont.fr ou par téléphone au 01 46 43 21 65.

 

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