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Wikileaks dénonce les États utilisant des logiciels espions

Au sommaire de cette édition : Wikileaks dénonce des pays ayant recours à des logiciels espions pour surveiller la Toile; en Angleterre, un projet de « zoo humain » choque les internautes; et un homme s’amuse à taper dans les mains des passants à New York.

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WIKILEAKS DÉNONCE LES ÉTATS UTILISANT DES LOGICIELS ESPIONS

Dans une série de documents publiée lundi sur la Toile, l’organisation Wikileaks a dévoilé une liste d’Etats ayant recours à des logiciels espions conçus par la société allemande Finfisher pour surveiller les activités des internautes. Des outils utilisés par les services de renseignements des pays concernés dans le but d’intercepter discrètement toutes sortes de données circulant en ligne comme les emails ou les appels passés via le service Skype.

Des logiciels espions qu’apprécient aussi bien les régimes autoritaires que les démocraties. C’est du moins ce qu’avance Wikileaks qui explique que les autorités qataries et bahreïnies mais également belges ou encore italiennes en feraient régulièrement usage pour procéder à la surveillance du net. Des « Etats-clients » qui pour certains à l’image de l’Afrique du sud ou des Pays-Bas auraient d’ailleurs dépensé plusieurs millions d’euros pour pouvoir se servir des outils développés par la société allemande.

Mais Wikileaks ne se contente pas de dévoiler les noms des pays utilisant ces techniques d’espionnage des internautes. L’organisation offre en effet la possibilité de télécharger les fameux logiciels controversés. Objectif affiché : permettre aux spécialistes informatiques de mieux comprendre leurs mécanismes de fonctionnement et trouver des solutions pour les contourner. Des outils qu’il est toutefois recommandé de manier avec précaution pour ne pas voir son ordinateur infecté malencontreusement.

ANGLETERRE : UN « ZOO HUMAIN » CHOQUE LA TOILE

L’événement n’a pas encore débuté, mais fait déjà scandale… A Londres, doit démarrer le 25 septembre prochain un spectacle répliquant un zoo humain, sur le modèle des expositions coloniales du début du XXe siècle. Intitulée « Exhibit B », cette œuvre provocatrice vise à dénoncer le racisme, mais son principe choque beaucoup d’utilisateurs des réseaux sociaux.

Ainsi sur Twitter, ils sont nombreux à appeler les internautes britanniques à ne pas se rendre à l’exposition-spectacle, en se servant du hashtag #BoycottTheHumanZoo. Un mot-clef aussi utilisé pour interpeller ses organisateurs et leur demander de quel droit ils mettent en place une installation qualifiée de xénophobe.

Des critiques reprises dans cette pétition publiée sur le site Change.org et soutenue par plus de 20 000 internautes qui considèrent que si l’objectif est de dénoncer le racisme, ce n’est pas une manière acceptable de le faire. Des signataires qui réclament donc l’annulation pure et simple du spectacle. Un message qui s’est aussi exprimé dans les rues de Londres, où ont récemment défilé plusieurs centaines de personnes comme on peut le voir ici.

Une controverse à laquelle les acteurs de l’installation ont choisi de répondre dans un texte publié sur le site du journal britannique « The Guardian ». Une tribune où ils prennent la défense de leur spectacle en expliquant qu’à l’image de l’horreur de l’esclavage, l’expérience « Exhibit B » ne peut se raconter avec des mots et qu’en conséquence, il ne faut pas la juger avant de l’avoir vécue.

TENDANCE DU JOUR SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

#IStandWithDeepikaPadukone est le hashtag qu’utilisent actuellement une partie du web indien pour afficher son soutien à l’actrice de Bollywood, Deepika Padukone. A l’origine de cette vague de solidarité en ligne : un tweet publié par le quotidien Time of India qui évoquait avec humour les décolletés plongeants portés par la comédienne. Un message jugé sexiste par cette dernière qui n’a pas tardé à faire part de son indignation sur la Toile. Un point de vue partagé par beaucoup d’internautes du pays qui s’interrogent sur l’intérêt journalistique de consacrer un article aux décolletés d’une actrice.

INFOGRAPHIE DU JOUR

Une carte du monde affichant l’ensemble des objets reliés à Internet, voici ce qu’a réalisé l’Américain John Matherly pour le moteur de recherche Shodan. Un document disponible sur le site « Business Insider » qui permet de constater que si l’Amérique du nord et l’Europe sont largement colorées en rouge, signe d'une forte densité d'appareils branchés en ligne, les deux continents font figure d’exception. A l’inverse, certains pays comme le Brésil et l’Inde, alternent entre des zones très fortement connectées, et d’autres où les liaisons au réseau mondial apparaissent quasi inexistantes.

À LA DÉCOUVERTE DES ASILES AMÉRICAINS ABANDONNÉS

C’est une plongée dans un univers un peu particulier que propose d’effectuer le photographe américain Jeremy Harris puisque ce dernier invite les internautes à découvrir des clichés pris dans des asiles abandonnés aux quatre coins des Etats-Unis. Un travail très esthétique rassemblé dans une série de photos qu’il sera possible d’apprécier sur le site de l’artiste.

VIDÉO DU JOUR

Taper dans la main de passants qui tentent d’appeler un taxi dans les rues de New York… c’est le défi surprenant que s’est lancé le jeune homme apparaissant dans cette vidéo. Une initiative décalée qui n’aura pas manqué d’amuser les habitants de la grosse pomme comme on peut le voir sur ces images disponibles sur le compte YouTube AMK Productions.

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