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MOYEN-ORIENT

Livraison d'armes aux rebelles syriens : le Congrès américain doit se prononcer

Le président Barack Obama, le 17 septembre à Washington.
Le président Barack Obama, le 17 septembre à Washington. Jim Watson, AFP
5 mn

Après la Chambre des représentants, c'est au tour du Sénat américain de se prononcer sur le plan de soutien de Barack Obama aux rebelles syriens. Washington veut les aider à combattre les jihadistes de l'organisation de l’État islamique.

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Il doit être désormais adopté par le Sénat, avant d'être promulgué par le président. Mercredi 17 septembre, la Chambre des représentants a donné son aval au projet de Barack Obama visant à armer et à former les rebelles syriens qui combattent l'organisation de l’État islamique. Les élus se sont prononcés par 273 voix contre 156, le texte étant soutenu à la fois par le parti républicain et les démocrates.

Mais le projet, qui est présenté sous la forme d'un amendement au budget, ne fournit aucun détail sur les livraisons d'armes, ni sur la formation des combattants. "Il y a trop de questions sans réponses à mes yeux pour que je soutienne cet amendement, s’explique Barbara Lee, élue démocrate de Californie. Comment ferons-nous pour garantir que les armes américaines que nous fournirons aux rebelles syriens ne tombent pas entre de mauvaises mains, comme c'est arrivé avec les rebelles que nous soutenions en Libye ?".

Quelque 85 élus démocrates ont voté contre l’amendement du président américain. Rédigé à la hâte pour permettre à Barack Obama d'agir rapidement en évitant un débat sur le volet financier, ce texte ne parle pas des 500 millions de dollars que la Maison blanche juge nécessaire pour armer et former les rebelles.

Le vote de ce plan de livraison d’armes intervient près de quatre mois après la promesse du président des États-Unis de soutenir l'opposition syrienne lors d'un discours à l'académie militaire de West Point. Discours dans lequel il avait à l’époque écarté fermement toute intervention militaire. "Depuis la seconde guerre mondiale, certaines de nos erreurs les plus coûteuses ne sont pas venues de notre retenue mais de notre volonté de nous précipiter dans des aventures militaires sans penser à toutes les conséquences", avait-t-il alors déclaré.

Des raids sur les sanctuaires jihadistes en Syrie

Mais depuis l’exécution de plusieurs otages américains par l’EI et l’avancée fulgurante du groupe jihadiste en Irak, la donne a changé puisqu’il s’agit désormais d'éradiquer l'organisation de l'État islamique en s'appuyant sur l'opposition syrienne modérée, y compris par la voie militaire.

Outre l'aide aux rebelles syriens, les États-Unis ont affirmé être prêts à mener des raids aériens pour viser les "sanctuaires" des jihadistes en Syrie, ainsi que "ses centres de commandement, ses capacités logistiques et ses infrastructures".

Parallèlement, dans l’Irak voisin, les raids américains continuent avec des avions de chasse qui ont frappé, mercredi 17 septembre, trois cibles de l'EI au sud de Bagdad, tuant au moins quatre jihadistes, selon l'armée et des chefs tribaux. Dans le même temps, les troupes d'élite irakiennes de la "Golden Brigade", réputée pour être la meilleure force du pays, ont combattu pour la deuxième journée les jihadistes à moins de 50 km de la capitale irakienne, dans le secteur de Fadhiliya.

>> À lire sur France 24 : L’inavouable alliance des États-Unis et de l’Iran contre l’EI

"Ce n'est pas la guerre d'Irak de 2003"

Un peu plus de deux ans et demi après le retrait des derniers soldats américains d'Irak, Barack Obama a réaffirmé mercredi qu'il n'enverrait pas de troupes américaines au sol. "Les forces américaines qui ont été déployées en Irak n'ont pas et n'auront pas de mission de combat" a répété le président américain depuis le quartier général du Commandement central pour le Moyen-Orient et l'Asie centrale basé en Floride.

"Ce n'est pas la guerre du Golfe de 1991. Ce n'est pas la guerre d'Irak de 2003", a renchéri le secrétaire d'État John Kerry lors d'une audition au Sénat, où des militants pacifistes ont brandi dans la salle des pancartes affirmant que "davantage d'invasion ne protégerait pas notre pays. Il n'y a pas d'invasion. L'invasion c'est celle du groupe EI en Irak", a rétorqué le chef de la diplomatie.

Il a ainsi tâché de clarifier les propos du général Martin Dempsey, plus haut gradé américain, qui avait suggéré la veille que des conseillers militaires pourraient être envoyés au combat.

Avec Reuters et AFP

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