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Iran : les jeunes internautes contournent la censure

Au sommaire de cette édition : les jeunes internautes iraniens contournent massivement la censure en ligne; au Kenya, les mauvais parents sont dénoncés sur Facebook; et un papillon se pose sur le visage d’une flutiste en pleine représentation.

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IRAN : LES JEUNES INTERNAUTES CONTOURNENT LA CENSURE

Sur les 23 millions de jeunes Iraniens utilisant régulièrement Internet, plus de 69% ont recours à des logiciels pour contourner la censure en vigueur sur la Toile locale. C’est ce que révèle une récente étude du ministère iranien des Sports et de la Jeunesse réalisée auprès de 15 000 internautes âgés de 15 à 29 ans. Des chiffres qui illustrent la volonté d’une large partie de la population de disposer de plus de libertés sur le web malgré les tentatives répétées des conservateurs de filtrer les contenus circulant en ligne.

Une soif de liberté qui fait néanmoins peser des risques importants sur ceux qui se servent de ces technologies permettant de passer outre la censure. En effet, comme le rappelle le site de la cyberpolice iranienne, l’utilisation ainsi que la commercialisation de tels outils sont interdites dans le pays où les contrevenants à la loi encourent de lourdes sanctions.

Une législation que certains à commencer par le président iranien Hassan Rohani souhaitent voir évoluer. Dans une série de messages publiée sur Twitter le 7 septembre dernier, le chef de l’Etat a ainsi affirmé qu’il était, selon lui, nécessaire de répondre aux aspirations de la jeunesse tout en estimant que la censure actuellement en vigueur sur le web était inefficace et contre-productive.

Un point de vue que ne semblent pas partager les conservateurs dans le pays qui poursuivent sans relâche leurs efforts pour contrôler la Toile. Ainsi après avoir interdit aux citoyens iraniens l’accès aux principaux réseaux sociaux, les gardiens de la révolution ont récemment décidé de s’attaquer aux sites d’information qui doivent désormais obtenir une autorisation du ministère de la culture avant de publier des contenus en ligne. Une obligation qui si elle n’est pas respectée conduit au blocage immédiat du site concerné…

KENYA : UNE PAGE FACEBOOK DÉNONCE LES MAUVAIS PARENTS

En dix jours, ils sont plus de 160 000 à s’être inscrits sur le groupe Facebook « Dead Beat Kenya », qui peut se traduire en français par « le Kenya des minables ». Objectif de cette page : permettre aux utilisateurs du réseau social de poster des photos d’hommes et de femmes ayant abandonné leur conjoint après avoir eu un enfant. Une idée qui rencontre un grand succès sur le web kényan.

En effet, les dénonciations se comptent déjà par dizaines. Dans la plupart des cas, les accusateurs affichent un maximum de précision sur le parent fuyant ses responsabilités, comme sa photo, son numéro de téléphone, mais aussi son adresse ou encore son compte Twitter. Des éléments souvent accompagnés d’une description détaillée du mauvais comportement du coupable.

Face à ces délations, certains des accusés ont décidé de répliquer. C’est par exemple le cas de cet homme qui a posté sur la Toile de nombreuses photos prouvant qu’il prend soin de son enfant, n’hésitant pas à présenter en ligne les reçus des inscriptions scolaires, la preuve d’achat d’un uniforme ou encore la feuille de soin d’un hôpital.

Un affichage de la vie privée qui dérange certains au Kenya, comme l’avocate Judy Thongori. Interrogée par le quotidien Daily Nation, la juriste rappelle que rendre publique l’identité de son enfant est interdit par loi, tout comme le sont les accusations sans preuves. Des délits qui pourraient conduire la justice kényane à procéder rapidement à la fermeture de la page.

RATÉ DU JOUR

Une équipe colombienne de cyclisme féminin n’en finit pas de défrayer la chronique sur la Toile depuis l’apparition sur Twitter de photos montrant la tenue portée par les athlètes lors du Tour de Toscane qui se déroulait la semaine dernière. Une combinaison jaune et rouge pour le torse et les cuisses et de couleur chair pour l’entrejambe et le bassin. Un choix donnant un surprenant effet de nudité que les internautes n’ont pas tardé à remettre en cause. Des utilisateurs du web qui jugent cet accoutrement de très mauvais goût et qui appellent donc la fédération colombienne de cyclisme à revoir sa copie.

TENDANCE DU JOUR SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

#SelfieHat ou #SelfieSombrero sont les mots-clés qu’utilisent actuellement de nombreux internautes dans le monde pour commenter la dernière invention en date de la marque taïwanaise Acer : un chapeau muni d’une tablette qui permet à celui ou celle qui le porte de réaliser des selfies. Une création vestimentaire pas forcément évidente à porter mais qui rencontre néanmoins un franc succès auprès des utilisateurs des réseaux sociaux qui ne cessent de multiplier les messages pour applaudir cette initiative décalée.

ESTIMER LE MONTANT D’UN POURBOIRE À L’ÉTRANGER

Savoir quel pourboire donner lorsque l’on est à l’étranger est parfois un casse-tête. La page tipthismuch.in propose de résoudre ce problème en indiquant pour chaque pays les coutumes locales en la matière. On apprend par exemple que si au Japon, seul un service exceptionnel mérite un supplément, au Canada il faut systématiquement rajouter entre 10 et 15% sur l’addition. Des informations complétées par la présence d'une calculatrice sur le site.

VIDÉO DU JOUR

C’est un moment que la flutiste Yukie Ota n’est sans doute pas prête d’oublier. La musicienne qui participait récemment à une compétition internationale au Danemark a en effet vu un papillon se poser sur son visage alors qu’elle était en pleine représentation. Une surprise qui n’a pourtant pas perturbé la jeune femme qui a continué sa performance comme si de rien n’était. Des images amusantes à retrouver sur YouTube.

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