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JUSTICE

Corruption : amende record pour le géant pharmaceutique GSK

Le géant britannique de l'industrie pharmaceutique GSK a été condamné à une amende record de 378 millions d'euros.
Le géant britannique de l'industrie pharmaceutique GSK a été condamné à une amende record de 378 millions d'euros. STR, AFP
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La justice chinoise a condamné GlaxoSmithKline (GSK) à payer une amende record de 3 milliards de yuans pour des faits de corruption. Plusieurs dirigeants du géant pharmaceutique britannique ont aussi écopé de peines de prison.

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Sexe, gros sous et industrie pharmaceutique. Les sanctions sans précédent infligées, vendredi 19 septembre, à GlaxoSmithKline (GSK) par la justice chinoise viennent mettre un point final à l'un des scandales les plus médiatiques en Chine.

Le géant pharmaceutique britannique s'est vu infliger une amende record de 3 milliards de yuans (378 millions d'euros) pour des faits de corruption. Le dirigeant de GSK en Chine, Mark Reilly, et d'"autres responsables" ont, aussi, été condamnés à des peines de prison, a précisé l'agence de presse officielle Chine nouvelle. Mais Mark Reilly devrait éviter de passer trois ans à l'ombre car il a bénéficié d'une suspension de peine et sera expulsé du pays.

Le groupe britannique était sous le coup d'une enquête des autorités chinoises depuis plus d'un an. Il était soupçonné d'avoir mis en place un vaste réseau de corruption afin de gonfler son chiffre d'affaires.

"Lanceur d'alertes" et "sex tape"

Les enquêteurs ont établi, d'après la justice chinoise, que près de 500 millions de dollars (388 millions d'euros) auraient été versés depuis 2007 - par l'intermédiaire d'agences de voyage et de projets de sponsoring - à des personnels médicaux ou des officiels qui, en retour, mettaient les produits GSK en avant.

Les autorités chinoises avait lancé la procédure après avoir reçu une série de courriels d'un "lanceur d'alerte" anonyme dénonçant les pratiques illégales du groupe britannique en Chine. Peu avant le début de l'enquête, la direction britannique du groupe avait, de son côté, reçu une vidéo montrant les ébats sexuels de Mark Reilly avec son amie chinoise. 

Les investigations menées par GSK pour découvrir qui était à l'origine de ces courriels n'ont jamais officiellement abouti, même deux anciens salariés ont été soupçonnés. Au final, le groupe britannique a réagi au jugement en affirmant que ces "activités illégales" commises en Chine sont "contraires aux valeurs et standards attendus des employés de GSK".

 Avec AFP

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