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L’Ukraine et les séparatistes signent un mémorandum pour garantir le cessez-le-feu

Des soldats ukrainiens constatent les dommages après un bombardement près de Lougansk, le 19 septembre 2014.
Des soldats ukrainiens constatent les dommages après un bombardement près de Lougansk, le 19 septembre 2014. Anatolii Stepanov, AFP

Kiev et les séparatistes pro-russes se sont entendus samedi à Minsk sur de nouvelles mesures afin de garantir le respect du cessez-le-feu en vigueur depuis le 5 septembre. Elles comprennent la création d'une zone démilitarisée de 30 km.

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Les représentants de Kiev et les séparatistes de l'Est de l'Ukraine ont signé samedi 20 septembre à Minsk un mémorandum instaurant de nouvelles mesures, censées garantir le respect du cessez-le-feu, et la création d'une zone démilitarisée de 30 km. Ce nouveau texte a pour but de renforcer une trêve qui reste très fragile dans la région.

A l'issue de sept heures de pourparlers, l'ancien président ukrainien Leonid Koutchma, représentant de Kiev à la table des discussions entamées vendredi, a annoncé un cessez-le feu et un retrait de 15 km des artilleries lourdes des deux camps depuis leur "ligne de contact". "Ce sera l'occasion de créer une zone de cessez-le-feu d'au moins 30 kilomètres de large", a expliqué Leonid Koutchma, depuis Minsk.

Les belligérants ont convenu de ne pas utiliser d'armes lourdes dans les zones peuplées et d'interdire aux avions de combat et aux drones de survoler la zone de sécurité qui sera sous surveillance de l'OSCE. Le mémorandum prévoit également que "tous les groupes armés, les équipements militaires, les combattants et les mercenaires" ne pénétreront pas dans cette zone.

Le texte "devrait créer une zone de complète sécurité", a indiqué de son côté Igor Plotnitsky, représentant séparatiste de la "République populaire de Lougansk", ajoutant que le statut des régions de Lougansk et de Donetsk, contrôlées par les séparatistes, n'avait pas encore fait l'objet de discussions, contrairement à ce qui était espéré.

Depuis le "protocole de cessez-le-feu" signé entre Kiev et les rebelles le 5 septembre, le président ukrainien Petro Porochenko a proposé de garantir un "statut spécial" provisoire aux régions pro-russes de l'est, assorti d'élections locales en décembre.

Ces concessions politiques du gouvernement ukrainien ont reçu cette semaine le soutien affiché de Moscou, mais les rebelles ont jusqu'à présent rejeté toute proposition émanant des autorités ukrainiennes concernant un territoire dont ils réclament farouchement l'indépendance.

>> À lire sur France 24 : Vladimir Poutine a-t-il remporté son bras de fer avec l'Ukraine ?

Après un conflit qui a fait près de 2 900 morts en cinq mois, l’Ukraine et les Occidentaux considèrent les annonces de Moscou avec la plus grande prudence, tant ils accusent la Russie de souffler le chaud et le froid.

Une trêve fragile à Donetsk

Les rebelles pro-russes et l'armée ukrainienne s'accusent par ailleurs mutuellement de violations répétées de la trêve, notamment aux abords de l'aéroport de Donetsk, contrôlé par les forces loyalistes.

La mairie de Donetsk, où on eu lieu de rudes combats ces derniers mois, a déploré vendredi "une nuit intense" de tirs d'artillerie durant laquelle un civil a perdu la vie. Le porte-parole militaire ukrainien, Andriï Lyssenko, a de son côté fait état de la mort de deux soldats ces dernières 24 heures, ajoutant que six autres étaient "portés disparus".

Ces nouvelles victimes portent à 34 morts le bilan des victimes depuis le cessez-le-feu conclu le 5 septembre, selon un comptage réalisé à partir des chiffres des autorités locales et de l'armée. Même si le nombre des personnes tuées quotidiennement a considérablement diminué en 15 jours, la population dénonce une trêve illusoire et continue de vivre au rythme des obus.

Avec AFP et Reuters

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