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FOOTBALL

Mort d’Albert Ebossé : la JS Kabylie suspendue deux ans par la CAF

Albert Ebossé est mort le 23 août, touché par un projectile lancé par un spectateur.
Albert Ebossé est mort le 23 août, touché par un projectile lancé par un spectateur. Archives, AFP
2 mn

La Confédération africaine de football a suspendu lundi la JS Kabylie de toute compétition continentale pendant deux ans, après la mort en août du footballeur camerounais Albert Ebossé, tué par un spectateur dans le stade de Tizi-Ouzou.

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La Confédération africaine de football (CAF) réunie à Addis-Abeba, en Éthiopie, a décidé lundi 22 septembre de frapper fort contre la JS Kabylie. Le club algérien est ainsi suspendu de toute compétition continentale pendant deux ans, après la mort de l'attaquant camerounais Albert Ebossé en août dernier. Le président de CAF, Issa Hayatou, avait d’ailleurs prévenu, juste après le drame : "Des sanctions exemplaires seront prises contre cet acte grave de violence."

Deuxième du dernier championnat d'Algérie, le club de Tizi-Ouzou devait disputer la Ligue des champions d'Afrique cette saison. "Tout le monde attendait cette compétition avec impatience surtout que la JSK était absente depuis un bon moment déjà de la scène africaine. Mais là, nous n’avons plus le choix. Il faut accepter les choses telles qu’elles le sont", a déclaré l’entraîneur belge du club Hugo Broos au site des supporters de la JSK.

Dans cette affaire, la CAF s’est d’ailleurs montrée plus sévère que la Ligue de football professionnel algérienne, qui a simplement suspendu le stade de Tizi-Ouzou durant toute la saison et interdit aux supporters d’assister aux matches pendant six mois.

La JSK se pose en victime

Ebossé, 24 ans, meilleur buteur du championnat algérien la saison passée, a été tué le 23 août par un morceau d'ardoise tranchante lancé depuis les tribunes à la fin d'un match perdu à domicile (2-1) face à l'USM Alger. Les circonstances exactes du drame sont encore floues, mais sa mort a provoqué un choc dans le pays, où le football est trop souvent miné par la violence. Régulièrement, le championnat algérien est entaché par des actes de violence commis par des supporters. Caillassages, terrains envahis, affrontements avec les forces de l’ordre rythment les rencontres disputées chaque semaine dans des stades peu adaptés à l’accueil de milliers de spectateurs.

Du côté du club de Tizi-Ouzou, qui se pose en "victime" et non en "responsable" de la mort d’Albert Ebossé, la sanction passe mal. "C’est une catastrophe pour nous, s’est désolé sur js-kabylie.fr le président Mohand Chérif Hannachi, pourtant pointé du doigt pour sa mauvaise gestion du club et de "l’affaire Ebossé".

"La JSK a ses hommes qui vont la défendre avec force, insiste-t-il. Je suis complètement abattu et j’ai du mal à croire que nous sommes sanctionnés avec une telle violence. Nous allons prendre les décisions qui s’imposent." Selon lui, "personne ne peut prouver que celui qui a touché Ebossé est un supporter de la JSK".

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