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Course contre la montre pour retrouver l’otage français en Algérie

L'armée algérienne mène des opérations dans la région de Tizi Ouzou pour retrouver l'otage français.
L'armée algérienne mène des opérations dans la région de Tizi Ouzou pour retrouver l'otage français. Farouk Batiche, AFP

Les forces de sécurité algériennes ratissent, ce mardi, la zone montagneuse où a été enlevé l'otage français Hervé Gourdel dimanche soir. Hier, ses ravisseurs ont lancé un ultimatum de 24 heures à Paris avant son exécution.

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L'armée algérienne se livrait, mardi 23 septembre, à une course contre la montre pour extraire des mains de ses ravisseurs un otage français enlevé dimanche en Kabylie (est d'Alger) et menacé d'exécution en cours de journée.

Des troupes d'élite du service de lutte antiterroriste algérien passaient au peigne fin une zone de montagnes boisées et escarpées où le randonneur de 55 ans a été enlevé. Immédiatement après la confirmation du rapt du ressortissant français, de nombreux barrages de gendarmes ont été mis en place sur la route qui traverse en lacets ces hautes montagnes. Selon une source sécuritaire, des troupes d'élite du service de lutte antiterroriste sont entrées en action sur cette zone à cheval entre les départements de Tizi Ouzou et de Bouira.

Une cellule spéciale en Algérie

Les autorités algériennes n'ont pour l’instant pas communiqué sur les résultats de ces opérations.

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Dès lundi, des militaires avaient été vus au col de Tizi N'koulal, un carrefour près de Lalla Khadidja, le plus haut sommet du Djurdjura (2 308 m). Des renforts militaires sont arrivés mardi en fin de matinée près du village d'Aït Ouabane, au fond d'une petite vallée, non loin du lieu de l'enlèvement, selon un photographe de l'AFP. Quelque 20 camions transportant des parachutistes se sont également positionnés en bordure de la dense forêt d'Ait Ouabane. Ils ont aussitôt commencé à ratisser un secteur qui s'étend sur près de 10 km², selon un habitant de la région.

Ultimatum

Pour les services de sécurité, le temps est compté. Les ravisseurs, membres du groupe jihadiste algérien Jund al-Khilafa qui soutient l'organisation de l'État islamique (EI), ont menacé, lundi, de tuer leur otage si la France ne renonce pas sous 24 heures à ses frappes aériennes en Irak.

Paris a aussitôt rejeté cet ultimatum. Il n'y aura "aucune discussion, aucune négociation" avec les ravisseurs, a affirmé le Premier ministre Manuel Valls.

Dans le village d'origine du Français enlevé

Dans un communiqué, la famille de l'otage a, elle, indiqué mardi espérer une libération prochaine. "Hervé, nous sommes impatients de te retrouver parmi nous et nous t'attendons", a-t-elle écrit en exprimant sa confiance aux autorités françaises et algériennes pour le faire libérer.

Hervé Gourdel, un guide de haute montagne niçois, a été enlevé dimanche soir au cœur du parc national du Djurdjura, un haut lieu du tourisme devenu sanctuaire des groupes armés islamistes dans les années 1990.

Avec AFP

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