Accéder au contenu principal
GRÈVE

Air France : le projet Transavia Europe est-il vraiment abandonné ?

Les pilotes d'Air France ont entamé leur seconde semaine de grève.
Les pilotes d'Air France ont entamé leur seconde semaine de grève. Stéphane de Sakutin, AFP
3 mn

Le Premier ministre Manuel Valls et le secrétaire d'État aux transports ont déclaré mercredi qu'Air France renonçait au projet Transavia Europe. Une annonce qualifiée de "prématurée" par la compagnie qui vit son dixième jour de grève des pilotes.

Publicité

Au dixième jour de grève, chez Air France, la situation tourne à l'imbroglio. Mercredi 24 septembre, sur l'antenne de RMC, Alain Vidalies, le secrétaire d'État aux Transports, a déclaré que le projet Transavia Europe était "abandonné par la direction". En déplacement au Havre, le Premier ministre Manuel Valls a également confirmé "l'abandon" du projet d'Air France-KLM. "Cette proposition que je confirme, elle doit permettre désormais aux deux parties de trouver dans les heures qui viennent (...) la solution de sortie", a-t-il dit.

Peu après l'intervention d'Alain Vidalies, un porte parole de la compagnie avait jugé "prématuré" d'évoquer un abandon du projet. "Aucun changement dans les négociations ne permet d'affirmer que le projet Transavia Europe est retiré", a déclaré à l'agence Reuters le porte-parole de la compagnie aérienne. "Notre proposition reste de suspendre ce projet et d'ouvrir une large concertation, un large dialogue avec les partenaires sociaux d'ici la fin de l'année."

De son côté, Frédéric Gagey, le PDG d'Air France a précisé mercredi sur Europe 1 que "l'idée de créer maintenant ces filiales" était "retirée", sans pour autant parler d'un abandon. "On a compris qu'il fallait rééexpliquer le projet et surtout discuter avec les partenaires sociaux pour trouver les conditions qui permettraient de reprendre", a-t-il ajouté. 

Un report jusqu'en décembre ?

Cette suspension du projet avait déjà été évoquée mardi par le PDG d'Air France-KLM, Alexandre de Juniac. Dans un entretien au "Monde", il avait envisagé de porter le projet de création de la filiale low-cost d'Air France, Transavia Europe, jusqu'à décembre 2014.

Le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) lui a opposé une fin de non recevoir. "Une telle provocation, après huit jours de grève et d'alertes sur les menaces d'externalisation et de délocalisation qui pèsent sur les emplois pilote de droit français, est inacceptable", a assuré le syndicat dans un communiqué. Il a été rejoint par plusieurs syndicats de personnels navigants et au sol.

Une grève qui s'éternise

La grève des pilotes, entamée le 15 septembre, et entre dans sa deuxième semaine et pourrait donc encore durer. Le personnel d'Air France proteste contre la stratégie de développement de la filiale à bas coûts, notamment contre l'ouverture de trois nouvelles "bases" en dehors de la France et des Pays-Bas l'an prochain, et réclament un contrat de travail unique quelle que soit la compagnie.

Mardi, le Premier ministre, Manuel Valls, estimait les pertes liées à ce conflit à 15 à 20 millions d'euros par jour. Au coeur de cette confusion, dans les aéroports, le conflit se poursuit mercredi 24 septembre et se traduit par l'annulation de près de la moitié des vols. Air France prévoit d'assurer 46% des siens, sensiblement comme mardi (48%).

Avec Reuters et AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.