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TERRORISME

Hollande : "Hervé Gourdel est mort parce qu’il était français"

L'otage Hervé Gourdel a été assassiné par ses ravisseurs mercredi 24 septembre.
L'otage Hervé Gourdel a été assassiné par ses ravisseurs mercredi 24 septembre. Facebook
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Le président français a affirmé, mercredi, que la France continuerait à "combattre le terrorisme partout", malgré l'assassinat de l'otage français Hervé Gourdel. La décapitation de ce guide de montagne de 55 ans a provoqué une vive émotion.

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François Hollande a confirmé, mercredi 24 septembre, la mort d’Hervé Gourdel, le Français enlevé dimanche en Algérie. L'otage français a été "assassiné lâchement, cruellement, honteusement", a dénoncé le président français depuis New York.

"Hervé Gourdel est mort parce qu’il était français. Parce que son pays, la France, combat le terrorisme. Hervé Gourdel est mort parce qu’il est le représentant d’un peuple, le nôtre, qui est épris de liberté […]. Nous continuerons à combattre le terrorisme partout. Les opérations militaires se poursuivront tout le temps nécessaire", a-t-il assuré.

Plus tôt dans la journée, l’organisation terroriste Jund al-Khilafa, qui a récemment prêté allégeance à l’organisation de l’État islamique, avait annoncé dans une vidéo avoir décapité le guide de montagne français âgé de 55 ans.

Le président français s’est par ailleurs félicité du soutien affiché par le Parlement à l’intervention militaire française en Irak, mercredi 24 septembre, et annoncé qu’il réunirait, dès jeudi, un conseil de défense à l'Élysée.

Condamnations unanimes

De son côté, le président américain Barack Obama a exprimé la solidarité des États-Unis avec la France "face à une terrible perte", alors que le président français participe à une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la lutte contre le phénomène des jihadistes étrangers recrutés notamment au sein de l'organisation de l'EI.

Auparavant, Alger avait déjà dénoncé, dans la soirée de mercredi, "un acte odieux et abject", tout comme l’Union européenne, qui avait condamné un "assassinat barbare", se disant "plus que jamais unie" pour soutenir la lutte contre les "groupes terroristes".

Hervé Gourdel, un "martyr de cette nouvelle barbarie"

Christian Estrosi, le maire de Nice d'où était originaire Hervé Gourdel, a aussitôt réagi, demandant aux "autorités françaises en lien avec les autorités algériennes que ces assassins soient punis du sang qui coule sur leurs mains". "Hervé Gourdel restera comme un martyr, victime de cette nouvelle barbarie contre laquelle nous devons tous être unis", a ajouté celui qui connaissait personnellement l'ancien otage.

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a vivement condamné cet assassinat. "Le CFCM est horrifié par l'annonce dramatique [selon laquelle, NDLR] notre compatriote Hervé Gourdel vient d'être odieusement exécuté par ses ravisseurs", a écrit, dans un communiqué, l'instance de représentation de la première communauté musulmane d'Europe, forte de quelque 5 millions de membres.

"Je suis dans une colère noire, j'ai la rage contre ces criminels, ces assassins d'une organisation qu'on peut appeler Daech, État islamique, qui n'a rien à voir avec l'islam ni aucune religion", s'est insurgé Abdallah Zekri, l'un des responsables.

Avec AFP

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