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UNION EUROPÉENNE

Plus de 3 000 migrants sont morts en Méditerranée depuis janvier

Plus de 3 000 migrants ont perdu la vie en Méditerrannée depuis le début de l'année.
Plus de 3 000 migrants ont perdu la vie en Méditerrannée depuis le début de l'année. Giovanni Isolino, AFP
3 mn

L’Organisation internationale pour les migrations a annoncé lundi que 3 072 migrants avaient perdu la vie en Méditerranée sur les neuf premiers mois de l'année, soit trois quarts des morts de migrants irréguliers enregistrés dans le monde.

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Depuis le mois de janvier 2014, plus de 3 072 migrants ont péri en Méditerranée, soit plus du double de 2011 à la même période, a déploré lundi l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Depuis 20 ans, traverser la Méditerranée constitue le périple le plus mortel pour les migrants irréguliers. Depuis le début de l'année, l'OIM a enregistré la mort de 4 077 migrants irréguliers dans le monde, dont les trois quarts en Méditerranée.

Depuis l'an 2000, ils sont plus de 40 000 à avoir perdu la vie, dont 22 000 en Méditerranée.

Une tendance complexe à décrypter

Pour la Méditerranée, "2014 est l'année la plus meurtrière", loin devant le pic de 2011, durant le Printemps arabe, lorsque 1 500 décès avaient été enregistrés (en prenant les neuf premiers mois de l'année), explique l’OIM.

La majorité des migrants qui sont décédés aux portes de l'Europe - par noyade, asphyxie, faim ou froid - étaient originaires d'Afrique et du Moyen-Orient, selon les statistiques publiées par l'OIM.

"Depuis un an, l'augmentation du nombre de morts s'explique surtout par la progression des morts en Méditerranée", explique l'OIM, qui reconnaît ne pas comprendre très bien cette tendance.

Cela "reflète probablement une augmentation spectaculaire du nombre de migrants qui tentent de rejoindre l'Europe. Plus de 112 000 migrants en situation irrégulière ont été détectés par les autorités italiennes au cours des huit premiers mois de 2014, près de trois fois plus que dans l'ensemble de l'année 2013", considère l'OIM.

Les plus nombreux à être arrivés en Italie cette année sont les Syriens, dont le pays est ravagé par une guerre civile depuis plus de trois ans et demi, et les Érythréens, qui fuient leur pays pour échapper à la répression brutale du pouvoir, au service militaire à vie, et au travail forcé, non rémunéré et à durée illimitée, précise l’organisation.

Avec AFP

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