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FRANCE

Affaire Bygmalion : deux proches de Jean-François Copé mis en examen

Le cofondateur de Bygmalion, Bastien Millot, interrogé par les journalistes le 1er octobre 2014.
Le cofondateur de Bygmalion, Bastien Millot, interrogé par les journalistes le 1er octobre 2014. Matthieu Alexandre, AFP
3 mn

Les deux cofondateurs de l'agence de communication Bygmalion, Bastien Millot et Guy Alvès, ont été mis en examen pour complicité de faux et d'usage de faux dans l'affaire des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012.

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Bastien Millot et Guy Alvès, les deux cofondateurs de l'agence de communication Bygmalion et proches de l'ex-président de l'UMP Jean-François Copé, ont été mis en examen à l’issue de 48 heures de garde à vue, mercredi 1er octobre. Ils sont poursuivis pour complicité de faux et d'usage de faux dans l'affaire des comptes de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, ont annoncé leurs avocats, Me Patrick Maisonneuve et Me Florence Rault.

Après sa mise en examen, Bastien Millot a regretté que "certains responsables, non des moindres, de la campagne présidentielle de 2012, essaient de se draper dans la posture d'une victime, alors même qu'ils le font sans doute un peu grossièrement et un peu rapidement".

Bastien Millot réfute toute implication dans un tel système de fausses factures. "Je n'ai, en ce qui me concerne, eu aucune responsabilité dans cette campagne et je n'ai strictement rien à me reprocher", a-t-il répété devant des journalistes.

En revanche, Guy Alvès assume et "a confirmé devant les enquêteurs et devant le magistrat instructeur qu'il y a eu un dispositif qui a été mis en place aux termes duquel l'UMP prenait en charge de façon irrégulière des frais de campagne de Nicolas Sarkozy", a déclaré son avocat, Me Patrick Maisonneuve, précisant que son client "n'a pas changé la position qui était la sienne".

18,5 millions d'euros dissimulés

Les deux cofondateurs de Bygmalion sont soupçonnés d'avoir, à la demande de l'UMP, mis en place un système de fausses factures qui aurait permis d'extraire des dépenses des comptes de campagne dans le but de dissimuler un dépassement autorisé du plafond, fixé à 22,5 millions d'euros. Selon une évaluation figurant au dossier, quelque 18,5 millions d'euros auraient ainsi été éludés, a indiqué une source proche du dossier.

Pour cela, Event and Cie, la filiale événementielle de Bygmalion dirigée par Franck Attal, lui aussi mis en examen mercredi selon une source proche du dossier, avait facturé de nombreuses dépenses à l'UMP et non à la campagne Sarkozy, via de fausses conventions du parti.

L'un des objectifs des enquêteurs est de déterminer qui, au sein de l'UMP et de l'équipe de campagne, était informé d'une telle fraude et si les premiers rôles, tels que Jean-François Copé qui dirigeait le parti, et Nicolas Sarkozy lui-même, pouvaient l'ignorer.

Guy Alvès "a été informé par le directeur d'Event, M. Attal, que la demande avait été faite par [Jérôme] Lavrilleux au nom de l'UMP", a affirmé Me Maisonneuve.

Bras droit de Jean-François Copé, Jérôme Lavrilleux était directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy. Il a toujours affirmé que ce dernier et Jean-François Copé n'avaient pas été informés de la mise en place d'un tel système de fausses factures.

Avec AFP

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