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La ville kurde de Kobani sur le point de tomber aux mains de l’EI

Pour le moment, les troupes turques sont positionnées à quelques kilomètres de Kobani.
Pour le moment, les troupes turques sont positionnées à quelques kilomètres de Kobani. Bulent Kilic, AFP

La ville de Kobani, située à quelques kilomètres de la frontière turco-syrienne, se trouve sous la menace imminente de l’organisation de l’État islamique. Les troupes kurdes chargées de sa défense ont lancé vendredi un appel à l’aide.

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Les troupes kurdes qui tentent de défendre la ville de Kobani (Aïn al-Arab), assiégée depuis plus de deux semaines par l'organisation de l’État islamique (EI) dans le nord de la Syrie, près de la frontière turque, ont lancé vendredi un appel à l'aide alors que les jihadistes, appuyés par des chars et de l'artillerie, accentuent leur pression.

La Turquie, au lendemain du feu vert de son Parlement pour une intervention militaire contre l’EI, a assuré qu'elle ferait tout son possible pour empêcher la chute de la ville. Ankara semble cependant exclure, pour l’heure, une intervention militaire directe.

Un tel scénario constituerait une "véritable agression contre un État membre des Nations unies", a martelé Damas.

Esmat al-Cheikh, commandant des forces kurdes qui défendent Kobani, a déclaré vendredi que les jihadistes se trouvaient désormais à moins d'un kilomètre de la ville.

L'Australie rejoint la coalition

"Nous nous retrouvons assiégés dans une zone de plus en plus réduite. Nous ne recevons plus de renforts et la frontière est fermée", a-t-il expliqué par téléphone à Reuters. En cas de victoire de l'EI, a-t-il ajouté, "il faut s'attendre à un massacre général".

La coalition internationale conduite par les États-Unis, que l'Australie a rejoint vendredi, a mené cette semaine des raids aériens contre les jihadistes près de Kobani sans pour autant parvenir à enrayer leur avance.

Vendredi, deux grandes colonnes de fumée s'élevaient à l'est de la ville, alors que l'EI poursuivait son pilonnage. La plupart des habitants ont abandonné la localité pour se réfugier en Turquie.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG proche de l'opposition syrienne basée au Royaume-Uni mais qui compte de nombreux informateurs sur le terrain, une soixantaine d'obus sont tombés sur la ville et de violents combats sont signalés à l'Est et au Sud-Est.

Environ 160 000 personnes ont fui la région de Kobani depuis deux semaines.

Avec AFP et Reuters

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