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Le Pape ouvre un synode historique sur les évolutions du mariage

Le pape François ouvre le synode sur le mariage et la famille à la basilique Saint-Pierre, le 5 octobre 2014 au Vatican.
Le pape François ouvre le synode sur le mariage et la famille à la basilique Saint-Pierre, le 5 octobre 2014 au Vatican. Gabriel Bouys, AFP

Le pape François a ouvert dimanche un synode sur le mariage et la famille. L'assemblée des évêques s'est ouverte dans un climat de tensions entre le courant libéral et le courant conservateur sur la question du mariage indissoluble.

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Le pape François a ouvert dimanche 5 octobre un synode historique sur la famille à la basilique Saint-Pierre du Vatican. Dans une ambiance tendue entre conservateurs et libéraux, les 200 évêques présents sont censés réexaminer la place dans l'Église des personnes qui en sont aujourd'hui exclues, comme les divorcés remariés, ou les couples en union libre.

Ce premier synode du pontificat, qui réunit des évêques du monde entier pendant deux semaines, doit se pencher sur l'énorme fossé entre ce que l'Église dit de la famille, et ce que des dizaines de millions de catholiques font dans la réalité.

Plusieurs cardinaux conservateurs craignent que l'Église ne trahisse la doctrine du mariage indissoluble, en autorisant les divorcés remariés à recevoir la communion. Le  pape François affronte ainsi le premier test délicat de son pontificat. Le centre du débat est de savoir si ces hommes et femmes, nombreux à être très engagés dans l'Église, pourront recevoir ce sacrement, essentiel pour tout pratiquant.

Le pape François fait preuve d’ouverture

Mais d'autres thèmes tout aussi délicats pour l'Église doivent être abordés. Le pape François souhaite une attitude d'accueil pour ceux qui ne sont pas en règle, comme les nombreux jeunes catholiques vivant en union libre. "Le mariage est l'icône de l'amour de Dieu" et "la famille est une école d'humanité sans pareille", a déclaré samedi le souverain pontife, pour qui la défense de la famille est une priorité absolue.

D’autres sujets très variés seront abordés, notamment le baptême d'enfants de couples non reconnus par l'Église, mais aussi la polygamie, les abus sexuels dans les familles ou encore les effets de la pornographie sur les couples. La question de l’homosexualité n’est en revanche pas au programme.

Les travaux du synode s'achèveront symboliquement le 19 octobre par la béatification de Paul VI, pape de Vatican-II. Ce synode sera suivi dans un an par un autre, plus large, sur la famille, dont François pourra éventuellement tirer réformes ou infléchissements, mais sans doute pas avant 2016.

Un congrès mondial des homosexuels catholiques

Parallèlement au synode sur la famille, un congrès mondial des homosexuels catholiques s'ouvre lundi pour trois jours à Portimao, dans le sud du Portugal. Il se tient sous l'égide de l'association portugaise "Rumos novos" qui signifie "Nouvelles orientations".

Nous voulons "faire entendre la voix des personnes homosexuelles" au niveau de l'Église et des institutions internationales, explique José Leote, président de Rumos Novos et organisateur du congrès. Il estime indispensable "un changement urgent d'attitude de la part des autorités catholiques" pour l'intégration des homosexuels dans les paroisses.

Le point d'orgue du rassemblement devrait être la création d'une organisation mondiale des associations représentant les homosexuels catholiques. En clôture de ce congrès, une lettre sera envoyée au pape François avec pour objectif de contribuer aux discussions du synode.

Avec AFP

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