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Les troupes somaliennes sur le point de reprendre Barawe aux Shebab

Avec les soldats somaliens et de l'Union africaine qui tentent de reprendre Barawe en Somalie, le 5 octobre 2014.
Avec les soldats somaliens et de l'Union africaine qui tentent de reprendre Barawe en Somalie, le 5 octobre 2014. Duncan Woodside, France 24

Alors que les forces de l'Union africaine et les soldats somaliens se préparent à reprendre Barawe, devenue la "capitale" des Shebab, les miliciens islamistes auraient fuient la ville portuaire, abandonnant une de leur principale source de revenu.

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Les forces de l'Union africaine et les soldats somaliens se préparent à reprendre le contrôle de Barawe (aussi appelée Brava, en français), une ville côtière du sud de la Somalie que contrôlaient les miliciens shebab depuis 2006. Pour les islamistes, il pourrait s’agir d’un nouveau coup dur, un mois après la mort de leur chef suprême, Ahmed Abdi "Godane", tué début septembre par une frappe aérienne américaine.

D’après le correspondant de France 24 en Somalie, Duncan Woodside, présent aux côtés des militaires, la grosse offensive de l'Union africaine et les soldats somaliens est prévue pour lundi 6 octobre. "On entend des tirs sporadiques mais les Shebab auraient déjà fuit la ville", explique-t-il .

"Il n'y a désormais plus un seul milicien shebab en ville, ils ont fui lorsqu'ils ont vu nos forces s'approcher", a déclaré de son côté Abdikadir Mohamed Sidi, le gouverneur de la région du Bas Shabelle. Un millier de soldats issus de l'armée somalienne et de la force d'intervention africaine avaient donné l'assaut quelques heures plus tôt, dimanche, selon un responsable militaire. Il avait alors confié que leur progression ne se heurtait à aucune résistance.

Le port de Barawe, une manne financière pour les Shebab

Barawe était le dernier port d'importance encore entre les mains des Shebab. Depuis cette ville côtière, les miliciens exportaient du charbon de bois vers les pays du Golfe, ce qui était crucial pour les finances du groupe qui avait fait allégeance à Al-Qaïda. Selon des estimations de l’ONU, le trafic de charbon de bois depuis Barawe rapportait aux Shebab tous les ans au moins 19 millions d'euros.

Le groupe islamiste a d'abord été chassé militairement de la capitale Mogadiscio, puis de l'essentiel de leurs bastions depuis août 2011. Si la libération de Barawe est confirmée, ils essuieraient là une très grosse défaite. La contre-offensive lancée début à la mi-août contre les islamistes par l’Union africaine et l’armée somalienne a permis de reprendre une dizaine de localités dans le sud et le centre de la Somalie.

Les Shebab restent une menace importante

Toutefois les milices islamistes continuent de contrôler de vastes zones rurales, ainsi que de nombreux axes routiers reliant les localités conquises par les troupes somaliennes et l'Union africaine. Les Shebab restent une menace importante pour la sécurité en Somalie et dans la région, rappellent les spécialistes.

La Somalie est privée de réel gouvernement central depuis la chute du régime autoritaire du président Siad Barre en 1991, et livrée aux milices des chefs de guerre, gangs criminels et groupes islamistes. L'actuel gouvernement, présenté par la communauté internationale comme le meilleur espoir de paix depuis 20 ans, peine à asseoir son pouvoir au-delà de Mogadiscio et sa périphérie, malgré le recul des Shebab, remplacés dans de nombreuses régions par des chefs de guerre tentés d'imposer leur autorité.

Avec AFP et Reuters

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