BRÉSIL

Présidentielle au Brésil : Rousseff en tête du premier tour, Silva éliminée

La présidente brésilienne Dilma Rousseff (au centre) salue l'écologiste Marina Silva sous les yeux d'Aecio Neves, le 26 août 2014.
La présidente brésilienne Dilma Rousseff (au centre) salue l'écologiste Marina Silva sous les yeux d'Aecio Neves, le 26 août 2014. Miguel Schincariol, AFP
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La présidente brésilienne sortante, Dilma Rousseff, est arrivée en tête au premier tour de l'élection présidentielle, dimanche. Le 26 octobre, elle affrontera le social-démocrate Aecio Neves arrivé devant la militante écologiste Marina Silva.

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Au terme d’une campagne présidentielle aux multiples rebondissements, le Brésil va devoir choisir entre les représentants des deux partis rivaux qui ont gouverné le pays ces 20 dernières années. Dimanche 5 octobre, la présidente brésilienne Dilma Rousseff, candidate à sa réélection, est arrivée en tête au premier tour. Elle sera opposée au second tour, prévu le 26 octobre, au candidat des milieux d’affaires, le sénateur centriste Aecio Neves, qui a réussi un spectaculaire rebond en fin de campagne. Un temps favorite dans les sondages, la militante écologiste Marina Silva, candidate du Parti socialiste brésilien (PSB), est éliminée.

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Après décompte officiel de 99,9 % des bulletins de vote, la présidente sortante, candidate du parti des travailleurs de Lula (PT, gauche), a obtenu 41,6 % des suffrages exprimés, et Aecio Neves, du Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB), 33,6 %. Marina Silva, qui a souffert d’un barrage de publicités télévisées négatives en fin de campagne et des interrogations sur plusieurs de ses revirements, n’a su séduire que 21,3 % des électeurs.

Les électeurs courtisés de Marina Silva

La campagne du second tour promet une bataille acharnée entre les deux finalistes pour rallier les voix de Marina Silva, dissidente du PT, qui prônait une politique socialement à gauche et économiquement à droite. Selon une enquête d’opinion Datafolha publiée samedi, la présidente sortante est créditée de 48 % des intentions de vote au second tour contre 42 % pour Aecio Neves. Le candidat centriste a toutefois fait un bien meilleur score que les 26-27 % annoncés par les sondages de samedi.

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Dans un discours prononcé dimanche soir, Dilma Rousseff a attaqué d’emblée de PSDB, qualifié de "parti de la récession, de la baisse des dépenses et du chômage". "Le peuple brésilien ne veut pas des fantômes du passé", a lancé la présidente sortante qui a promis d’apporter aux Brésiliens le changement qu’ils ont demandé l’an dernier quand ils sont descendus dans la rue. "Mon second mandat sera bien meilleur que mon premier", a-t-elle assuré.

Aecio Neves, de son côté, a immédiatement entrepris de courtiser les électeurs de Marina Silva. Lors d’un discours, Aecio Neves a souligné que le rapprochement des voix obtenues par le PSB et le PSDB mènerait à la victoire. "C'est l'heure d'unir nos forces. Ma candidature n'est pas celle d'un parti politique, mais d'un ensemble d'alliances" au service de "tous les Brésiliens qui ont la capacité de s'indigner", a-t-il déclaré. Il a évoqué le souvenir du premier candidat du PSB, Eduardo Campos, mort dans un accident d’avion le 13 août dernier et remplacé peu après par Marina Silva qui, début septembre, était en tête dans les sondages.

Quand Marina Silva avait fini troisième lors de la précédente présidentielle en 2010, elle était restée neutre. Dimanche soir, elle n’a rien dévoilé de ses intentions. "Nous allons organiser des réunions, dialoguer entre nous" avant de prendre une "décision conjointe" fondée sur les programmes, a-t-elle expliqué. Mais elle a ajouté : "Le Brésil a clairement signifié qu'il n'était pas d'accord avec la situation actuelle."

Avec AFP et Reuters

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