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Les troupes somaliennes sécurisent Barawe, ancien fief des Shebab

Avec les soldats somaliens de l'Union africaine avant la prise de Barawe en Somalie, le 5 octobre 2014.
Avec les soldats somaliens de l'Union africaine avant la prise de Barawe en Somalie, le 5 octobre 2014. Duncan Woodside, France 24

Les envoyés spéciaux de France 24 se sont rendus dimanche à Barawe, ville côtière du sud de la Somalie et ancien bastion des miliciens islamistes Shebab. Les soldats somaliens et de l'Union africaine tentent désormais de sécuriser la cité.

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Les forces de l'Union africaine en Somalie (Amisom) et l’armée somalienne ont investi, dimanche 5 octobre, Barawe, une ville côtière du sud de la Somalie, aux mains des islamistes shebab depuis 8 ans et qu'ils avaient commencé à fuir dès vendredi. Les soldats sont en train de sécuriser la zone, rapportent les envoyés spéciaux de France 24 en Somalie, présents sur place.

"Les soldats de l’Amisom et l’armée somalienne n’ont pas rencontré de résistance de la part des Shebab qui ont, semble-t-il, évacué la ville", explique Sarah Sakho, alors que des chars et des véhicules blindés patrouillent dans la ville. Barawe était l'objectif principal de l'opération "Océan Indien", lancé fin août par l'armée somalienne et l'Amisom et qui a déjà permis de reprendre une dizaine de localités du centre et du sud du pays aux islamistes.
 
"La population de Barawe a été réunie sur la place centrale de la localité, afin qu’on leur explique ce qu’il se passe, poursuit Sarah Sakho. Il s’agit aussi de leur demander de se tenir bien à l’écart des Shebab et de suivre quelques consignes tout au long de cette opération de sécurisation de la ville". Le travail et les rapports avec les civils constituent une étape très importante pour les hommes de l’Amisom et de l’armée somalienne, précise l’envoyée spéciale de France 24.
 
"C’est l’une des principales difficultés que va devoir surmonter l’Amisom afin de limiter les risques d’infiltration de Shebab dans cette ville, où ils étaient très bien implantés", indique-t-elle. En effet, selon les chefs de l’Amisom, les risques d’infiltration et d’attentats-suicides notamment restent très élevés.
 
Depuis qu'ils ont été chassés de la capitale Mogadiscio en août 2011, les islamistes, qui ont prêté allégeance à Al-Qaïda, ont essuyé une vague de défaites militaires qui les a poussés à opter pour les actions de guérilla et les attentats terroristes.
 
Barawe constituait le dernier port stratégique encore entre les mains des Shebab et donc un enjeu de crucial pour les finances du groupe,. Les islamistes contrôlent néanmoins toujours de larges zones rurales. Et ce, en plus de quelques axes routiers reliant les localités aux mains de l'Amisom et de l'armée somalienne. Ils représentent donc toujours une sérieuse menace pour la sécurité de la Somalie et de la région, selon les experts.
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