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L'armée libyenne soutient l'offensive de Khalifa Haftar à Benghazi

Khalifa Haftar, militaire libyen à la retraite, a pris la tête d'une offensive contre des milices islamistes à Misrata et Benghazi.
Khalifa Haftar, militaire libyen à la retraite, a pris la tête d'une offensive contre des milices islamistes à Misrata et Benghazi. AFP

L'armée libyenne apporte désormais son soutien à l'offensive "Dignité", menée contre les milices islamistes à Benghazi par le général à la retraite Khalifa Haftar. Une opération dans premier temps condamnée par les autorités de transition.

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Jusqu’à récemment, l’armée régulière libyenne considérait Khalifa Haftar comme un putschiste. Mercredi 15 octobre, elle a annoncé qu'elle apportait désormais son soutien aux opérations cet ex-chef d’État-major sous Mouammar Khadafi. L’homme mène depuis mai dernier une contre-offensive, l'opération "Dignité", contre des milices islamistes dans plusieurs villes de l’est du pays

>> À lire sur France 24 : Khalifa Haftar, putschiste ou héro de l'anti-terrorisme en Libye ?

"L'armée libyenne appuie l'opération 'Dignité'", a ainsi déclaré à l’AFP le colonel Ahmed al-Mesmari, porte-parole du chef d’État-major de l’armée libyenne. "Désormais, c'est une opération parmi d'autres de l'armée", a-t-il ajouté.

Les forces de Khalifa Haftar ont lancé mercredi une nouvelle offensive sur Benghazi pour tenter de reprendre cette ville tombée en juillet aux mains de milices islamistes. Des fusillades ont éclaté en début de matinée, suivies de violents combats. L’aviation des forces de Khalifa Haftar a bombardé plusieurs positions islamistes au centre de la ville. Au moins quatre personnes ont été tuées.

Les autorités perdent le contrôle du pays

Dans un premier temps, les autorités de transition avaient condamné l'opération de cet homme influent, accusé de mener un coup d'État. Mais elles semblent avoir changé de position après l'élection fin juin du nouveau Parlement dominé par les anti-islamistes.

Ce Parlement avait nommé fin août un nouveau chef d'État-major, Abdel Razzak Nadhouri, qui était déjà un des commandants de l'opération "Dignité". Une nomination alors fustigée par les milices et certains élus, accusant les députés de complaisance avec le général Haftar.

Les autorités libyennes perdent peu à peu la main sur le pays. Une coalition de groupes armés contrôle la capitale depuis août, à l'issue de plusieurs semaines de combats contre des milices pro-gouvernementales essentiellement de la ville de Zenten, dans l’ouest du pays. Les milices de la coalition "Fajr Libya" (Aube de la Libye) ont formé un gouvernement parallèle à Tripoli.

Le gouvernement d'Abdallah al-Theni et le Parlement, reconnus par la communauté internationale, ont été contraints de s'exiler dans l'extrême-est du pays, une région contrôlée par les forces de Khalifa Haftar, pour échapper aux milices.

Avec AFP et Reuters

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