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Moyen-Orient

Ankara va faciliter le passage des peshmerga vers Kobané

© Safin Hamed, AFP | Les autorités turques ont décidé le 20 octobre de laisser passer les peshmergas vers Kobané.

Vidéo par Gauthier RYBINSKI

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 20/10/2014

Accusée d’inertie depuis le début de la bataille de Kobané, prise d’assaut par l’organisation de l’État islamique, la Turquie a décidé le 20 octobre de laisser passer les combattants kurdes d’Irak par son territoire pour rejoindre la Syrie.

Face à la pression de la coalition dirigée par les Américains, la Turquie a autorisé lundi 20 octobre les peshmerga – combattants kurdes d’Irak – à rejoindre Kobané, la troisième ville kurde de Syrie, prise d’assaut par les jihadistes de l’organisation État islamique (EI) depuis le 16 septembre. Une information confirmée par un porte-parole peshmerga qui affirme que les combattants kurdes irakiens se préparent à rejoindre Kobané.

"L’administration kurde irakienne avait fait part à plusieurs reprises de sa volonté de venir en aide aux combattants Kurdes de Syrie. Erbil affirme aujourd’hui réfléchir à la façon dont cette aide pourrait être mise en place", explique  Fatma Kizilboga, envoyée spéciale de France 24 à Sanliurfa, à la frontière turco-syrienne. 

Les peshmerga, qui combattent également l'EI en Irak, ne sont cependant pas forcément bien entraînés aux combats de rue qui ont lieu à Kobané. "On va attendre de voir dans les jours à venir si et comment va se mettre en place le soutien de ces troupes au sol", poursuit la journaliste. 

Changement stratégique de la part de la Turquie

Alors que le gouvernement islamo-conservateur en place à Ankara n’est pas intervenu jusque là dans l’enclave kurde de Syrie, sa décision de permettre aux peshmergas de rejoindre la ville en passant sur son territoire pourrait bien avoir changé la donne. "Nous n'avons jamais voulu que Kobané tombe. La Turquie a mené différentes initiatives pour l'empêcher", a expliqué Mevlut Cavusoglu, le ministre turc des Affaires étrangères. Washington se dit "satisfait".

>> À lire sur France 24 : "Les Kurdes risquent de se retourner contre nous"

La Turquie reste cependant sur ses positions concernant les Kurdes de Turquie qu’elle se refuse toujours à laisser passer pour combattre en Syrie. "La Turquie ferme sa frontière pour certains et l’ouvre pour d’autres", explique Gauthier Rybinski, chroniqueur international à France 24. L’ennemi numéro un de la Turquie reste le PKK, le parti des travailleurs du Kurdistan avec qui elle est en guerre depuis 1984, et elle considère le PYD (branche armée des kurdes de Syrie) comme son pendant syrien. "Recep Tayyip Erdogan laisse passer les peshmerga irakiens, ce sont les bons Kurdes pour lui parce qu’ils n’ont pas de revendications territoriales en Turquie", poursuit Gauthier Rybinsky.

Mevlut Cavusoglu, ministre turc des Affaires étrangères

Les États-Unis larguent des armes aux Kurdes de Kobané

Ce revirement intervient après que les États-Unis ont bombardé des cibles jihadistes pendant le week-end et procédé, lundi, à un premier largage aérien d'armes et de munitions pour les forces kurdes qui défendent la ville. Les armes, les munitions et le matériel médical étaient fournis par les autorités kurdes d'Irak, selon le centre de commandement américain pour le Moyen-Orient et l'Asie centrale (Centcom).

"Les porte-paroles kurdes de Kobané ont confirmé avoir reçu des armes. Aux alentours de 2 heures  du matin, des avions américains ont survolé à basse altitude la partie nord-ouest de la ville  qui est  contrôlée par les combattants kurdes ; 27 paquets ont été largués", explique Fatma Kizilboga. "Les armes ont été parachutées par l’aviation américaine mais sont fournies par les kurdes irakiens qui viennent ainsi pour la première fois en aide aux combattants kurdes de Syrie", précise-t-elle. 

En parallèle, onze frappes ont été menées sur Kobané samedi et dimanche, portant à 140 le total des frappes visant à freiner la progression de l'EI dans et autour de la ville depuis fin septembre, précise le Centcom. La France a notamment effectué dimanche sa troisième frappe aérienne contre l’EI.

Reprise des tirs d'obus sur Kobané

Ces nouveaux développements interviennent alors que les combattants kurdes ont réussi ces derniers jours à freiner l'avancée des jihadistes, grâce notamment à l'intensification des raids aériens de la coalition internationale.

Après une journée relativement calme, les tirs d'obus ont repris lundi soir sur le centre de Kobané, tandis que deux attaques suicide à la voiture piégée ont eu lieu dans le nord de la ville, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Avec AFP
 

Première publication : 20/10/2014

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