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Patrick Balkany mis en examen pour corruption et fraude fiscale

Patrick Balkany, député-maire UMP de Levallois-Perret, mis en examen le 21 octobre 2014.
Patrick Balkany, député-maire UMP de Levallois-Perret, mis en examen le 21 octobre 2014. Fred Dufour, AFP

Le député-maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, un proche de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen, mardi 21 octobre, pour blanchiment de fraude fiscale, corruption et blanchiment de corruption.

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Patrick Balkany, député-maire UMP de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) et proche de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen mardi 21 octobre pour blanchiment de fraude fiscale, corruption et blanchiment de corruption.

L’élu a indiqué à l’issue de sa mise en examen au pôle financier qu’il n’avait rien à se reprocher et qu’il contesterait la régularité de la procédure. "Quand on n'a rien à se reprocher, on se sent bien. Maintenant qu’ils fassent leur enquête. Le seul problème, c’est que je n’ai pas de sociétés et que je n’ai pas de compte à Singapour", a-t-il dit aux journalistes.

Un "schéma sophistiqué de fraude"

Selon Le Monde.fr, les juges d’instruction Renaud Van Ruymbeke et Patricia Simon disposent de documents précis relatifs à sa responsabilité dans l’organisation d’un système d’évasion fiscale.

Trois notes de Tracfin, cellule française de lutte contre le blanchiment, évoquent un "schéma sophistiqué de fraude" et détaillent le train de vie du parlementaire ainsi qu’un écheveau de sociétés écrans et comptes offshore, précise le quotidien.

Le témoignage d’un industriel belge aurait permis aux juges de découvrir l’origine des fonds alimentant les divers comptes attribués au couple Balkany et provenant d’un rôle d’intermédiaire dans des contrats d’uranium en Afrique, ajoute le journal. Patrick Balkany aurait ainsi touché une commission de cinq millions de dollars, versée sur un compte à Singapour.

Isabelle Balkany mise en examen

Isabelle Balkany, son épouse, et Jean-Pierre Aubry, son ex-directeur de cabinet, ont également été mis en examen le 22 mai pour "blanchiment de fraude fiscale". La première adjointe de Levallois s'était vu imposer une caution d'1 million d'euros, qu'elle a contestée sans succès devant la cour d'appel avant de la payer.

Dans le volet fiscal, les juges enquêtent notamment sur les véritables propriétaires de deux villas où réside régulièrement le couple Balkany et sur d'éventuelles dissimulations au fisc. Concernant l'une de ses deux villas, à Saint-Martin aux Antilles, Isabelle Balkany a admis devant les enquêteurs qu'elle en était propriétaire depuis 1997 et qu'elle était "l'ultime ayant-droit de la société" propriétaire du bien. Son avocat a déclaré qu'elle avait été acquise avec des "fonds parfaitement licites" mais qu'elle n'avait "pas été régulièrement déclarée" et que l'"ISF n'a pas été réglé".

Les enquêteurs soupçonnent aussi le couple d'être le véritable propriétaire de l'autre villa, à Marrakech. Dans le cadre de l'enquête, le cabinet d'avocats dont Nicolas Sarkozy est un associé a été perquisitionné le 21 mai. Le couple Balkany est très proche de l'ancien chef de l'État.

Avec Reuters et AFP

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