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Décès de Christophe de Margerie : quatre questions autour du crash

Les restes de l'appareil de Christophe de Margerie à l'aéroport de Vnoukovo de Moscou, le 21 octobre 2014
Les restes de l'appareil de Christophe de Margerie à l'aéroport de Vnoukovo de Moscou, le 21 octobre 2014 AFP

Au lendemain de l'accident d'avion qui a coûté la vie au PDG de Total, Christophe de Margerie, des experts Français sont arrivés à Moscou. Ils étudient plusieurs hypothèses pour expliquer la collision entre le Falcon et une déneigeuse.

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Pour tenter d’éclaircir les circonstances du crash de l’avion du PDG de Total, Christophe de Margerie, des experts français vont assister les enquêteurs russes. Pour le moment, les informations concernant la collision entre le Falcon-50 et une déneigeuse au moment du décollage à l’aéroport de Vnoukovo à Moscou sont "très contradictoires", selon la correspondante en Russie de France 24, Ksenia Bolchakova. Plusieurs pistes vont être explorées :

• Le conducteur de la déneigeuse était-il ivre ?

Le comité d’enquête russe a pointé rapidement du doigt le conducteur du chasse-neige en expliquant qu’il était en état d’ébriété. Celui-ci a été placé en garde à vue pour 48 heures. Comme le précise Ksenia Bolchakova, ces accusations sont niées en bloc par la défense de cet employé, âgé de 60 ans : "Selon son avocat, il suit un traitement car il souffre de problèmes cardiaques. Il lui interdit de boire une seule goutte d’alcool. Ces faits sont confirmés par la famille du conducteur de la déneigeuse, qui accuse les autorités de vouloir trouver un coupable idéal, un suspect n°1 facile pour éviter à l’aéroport de Vnoukovo une longue procédure judiciaire, extrêmement coûteuse. Quant à l’homme, interrogé par les enquêteurs, il a indiqué qu’il ne faisait que suivre les instructions des aiguilleurs du ciel".

• Quelles étaient les conditions météorologiques ?

L’accident pourrait également être expliqué par la météo au moment de l’accident. Elle n’était pas bonne dans la nuit du lundi 20 octobre au mardi 21 octobre, avec une couverture nuageuse, du brouillard, des précipitations et une visibilité qui ne dépassait les 350 mètres.

• Y a-t-il eu une négligence de la tour de contrôle ?

Les enquêteurs s'interrogent sur une probable erreur des aiguilleurs du ciel. "Beaucoup d’experts indépendants penchent pour cette version. Ils ont été interrogés par les enquêteurs. Certains d’entre eux ont même passé des tests pour savoir s’ils étaient sous l’influence d’alcool ou de produits psychotropes", explique Ksenia Bolchakova.

Selon Viktor Gorbatchev, directeur de l’association d’aviation civile "Aéroport", il y a eu ainsi un manque de coordination flagrant entre les différents services de l’aéroport : "Pourquoi un véhicule se trouvait sur la piste de décollage ? Les aiguilleurs, dans la tour de contrôle, sont censés veiller à ce que cela ne se produise pas, c’est leur travail" a-t-il déclaré à la radio russe Business FM.

• Le pilote du Falcon a-t-il commis une erreur ?

Les enquêteurs vont également étudier la piste d’une erreur humaine au niveau du pilotage. Pour cela, ils vont analyser les boîtes noires, qui enregistrent tous les paramètres du vol et les conversations dans le cockpit. Elles ont été retrouvées par les enquêteurs russes, qui ont indiqué attendre l’arrivée des experts français pour les ouvrir.

Avec AFP
 

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