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L’OTAN intercepte un avion russe en Estonie

Un avion américain F15C Eagle, sur la base aérienne de l'Otan en Lituanie, en avril 2014.
Un avion américain F15C Eagle, sur la base aérienne de l'Otan en Lituanie, en avril 2014. Petras Malukas, AFP

L’OTAN a déclaré qu’un appareil militaire russe était entré mardi 21 octobre 2014 dans l’espace aérien de l’Estonie, un pays de l’Union européenne, membre de l’Alliance atlantique. Des chasseurs de l’Otan l’ont intercepté et repoussé.

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Mardi 21 octobre, peu avant 13h, un avion russe de type IL-20, spécialisé dans la collecte de renseignement, est entré dans l’espace aérien de l’Estonie, pays balte membre de l’Union européenne et de l’OTAN.

L’appareil russe "est entré dans l'espace aérien estonien dans les environs de l'île de Sarema pendant moins d'une minute, ce qui représente une incursion d'environ 600 mètres dans l'espace aérien de l'Otan", a indiqué le commandement des forces de l'Otan en Europe (Shape) dans un communiqué.

Des radars au sol ainsi que, au moins, six avions de chasse occidentaux ont suivi l’appareil qui ne s’était pas fait connaître par les autorités de régulation civiles du trafic aérien. Des avions de chasse suédois ont été dépêchés pour accompagner l'avion russe, bien que la Suède ne soit pas membre de l'Otan. Des F-16 portugais qui assurent des missions de police de l'air dans le ciel balte ont également participé à l'opération.

Après un "contact visuel" entre les pilotes des F-16 portugais et ceux de l'IL-20, celui-ci a été "escorté jusqu'à ce qu'il s'éloigne de l'espace aérien de l'Otan", selon le commandement des forces de l'Otan en Europe (Shape).

Les interceptions d'avions militaires russes s'approchant des espaces aériens de pays baltes ou est-européens ont plus que doublé depuis le début de l'année, avait révélé un haut responsable de l'Otan le 6 octobre alors que le nouveau secrétaire général de l'Alliance, Jens Stoltenberg, était en visite en Pologne. "Les Russes sont tout simplement en train de tester notre défense", avait-il commenté, jugeant qu'une véritable incursion dans l'espace aérien constituerait "clairement une escalade".

Avec AFP
 

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