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Moyen-Orient

Erdogan confirme le passage de peshmergas par le territoire turc

© Ilmars Znotins, AFP | Recep Tayip Erdogan a confirmé le passage de peshmerga par la Turquie

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 23/10/2014

Le président turc Erdogan a confirmé, jeudi, que 200 peshmerga avaient accédé à Kobané par la Turquie. Mais Ankara n’a pas cédé à la pression des Kurdes de Turquie qui souhaitent, eux aussi, rejoindre la zone de combat.

Des combattants kurdes d'Irak sont officiellement entrés dans la ville syrienne de Kobané. Le président turc, Recep Tayip Erdogan, a déclaré jeudi 23 octobre, lors d'une conférence de presse à Riga, en Lettonie, que 200 peshmerga étaient parvenus à entrer dans la ville kurde en passant par le territoire turc.

Le président turc a par ailleurs indiqué que les autorités du Kurdistan irakien avaient fixé à 200 le nombre de combattants devant aller aider les forces kurdes syriennes sur place. Selon lui, l'administration kurde du nord de l'Irak et le PYD (équivalent syrien, pour Ankara du PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan) ont eu du mal à s'entendre sur le nombre de peshmergas, les combattants kurdes, qui devaient aller en Syrie.

Lundi 20 octobre, la Turquie, qui entretient de bonnes relations avec le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, a autorisé le passage des peshmerga sur son territoire. Un laissez-passer qui ne vaut que pour eux. Ankara n’a pas cédé à la pression des Kurdes de Turquie qui souhaitent, eux aussi, combattre aux côtés de leurs "frères du Rojava" (région à majorité kurde dans le nord de la Syrie).

La nouvelle avait été perçue comme un renversement dans la stratégie turque car le pays ne s'était pas montré, jusque là, prêt à venir en aide, d'une manière ou d'une autre, à la ville de Kobané.

Le PKK, ennemi public numéro 1 en Turquie

Le président turc a par ailleurs renouvelé ses critiques à l'égard de Washington à propos de l'aide américaine reçue par le PYD, mouvement proche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Il a même affirmé avoir dit au téléphone au président Barack Obama que "toute assistance au PYD serait une assistance à une organisation terroriste". Engagé dans une guerre contre Ankara, qui a fait plus de 30 000 morts depuis 1984, le PKK reste l’ennemi public numéro 1 en Turquie.

La décision de la coalition internationale de larguer armes et munitions aux Kurdes de Kobané a d’ailleurs été très mal accueillie par Ankara. "Il est clair que (cette décision) était mauvaise", a déclaré mercredi Recep Tayyip Erdogan, expliquant que ces armes étaient tombées entre les mains du PYD et du groupe État islamique (EI).

"Je ne comprends pas pourquoi Kobané est d'une importance si stratégique aux yeux des Américains, il n'y a plus aucun civil" dans la ville, a-t-il poursuivi, avant de rappeler sa position fondamentale : "Toute aide fournie au PYD va bénéficier au PKK. Et nous, la Turquie, nous devons nous battre contre ça", a poursuivi le président turc devant la presse.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 23/10/2014

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