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Raid contre l'EI en Irak : "Nous leur avons fait mal", assure l'armée française

Un avion Rafale lors d'une mission de reconnaissance au-dessus de l'Irak,  le 17 octobre 2014.
Un avion Rafale lors d'une mission de reconnaissance au-dessus de l'Irak, le 17 octobre 2014. Armée de l'air, AFP

Les forces françaises ont mené, aux côtés de la coalition internationale, leur septième frappe contre des bâtiments en Irak où l’EI produisait des bombes et des armes. Il s’agit de la première participation française à un raid massif.

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Les forces de la coalition, dont les forces françaises, ont frappé et détruit un centre d'entraînement de l'organisation État islamique (EI) dans la nuit de jeudi à vendredi dans la région de Kirkouk (nord de l'Irak), a indiqué vendredi 24 octobre le chef d'état-major des armées françaises, Pierre de Villiers.

"Cette nuit, nous avons fait une grosse opération en Irak. Nous avons détruit des bâtiments dans lesquels Daesh [acronyme de l'EI en arabe, NDLR] produisait leurs pièges, leurs bombes, leurs armes pour attaquer les forces irakiennes", a déclaré Pierre de Villiers sur Europe 1. Il s'agit de la première participation des forces françaises à un raid de masse, selon l'état-major.

"L'opération est réussie"

"De l'ordre de 70 bombes ont été larguées, nous avons tiré 12 bombes guidées au laser et nous avons fait but. [...] Ce sont des bombes que nous avons utilisées pour la première fois cette nuit de façon à détruire les bâtiments dans lesquels était l'arsenal de Daesh. Ce sont des bombes que nous pouvons tirer à distance", a précisé Pierre de Villiers.

"Je crois pouvoir dire qu'on leur a fait mal cette nuit. L'opération est réussie", a-t-il affirmé. "Bien sûr nous avons les moyens de faire davantage, nous avons neuf Rafale qui décollent des EAU [Émirats arabes unis], nous pouvons en mettre plus si nécessaire", a-t-il ajouté.

"On peut faire des frappes, est-ce qu’on a besoin d’en parler?"

Le juge antiterroriste Marc Trévidic a estimé qu’une telle communication sur des frappes était risquée pour Paris, à l’heure où de nombreux jeunes Français sont selon lui "à la limite de basculer" dans l’islam radical.

"On peut faire des frappes, est-ce qu’on a besoin d’en parler? De trop en parler pour exciter nos jeunes ?" a-t-il dit sur i>TELE."C’est pas à moi d’en décider mais je pense qu’il faudrait quand même être un ton en dessous, faire ce qu’on a à faire mais pas trop s’en vanter. Si on veut des gens qui sortent avec des Kalachnikov et qui tirent sur les citoyens dans les rues, on peut s’y prendre comme ça effectivement", a-t-il ajouté. 

Première participation française à un raid de masse

Cette opération est la première participation française à un raid de masse. Paris a rejoint, le 19 septembre dernier, la campagne aérienne américaine contre les jihadistes en menant une première série de frappes contre un dépôt logistique de l'EI dans la région de Mossoul, dans le nord-est de l'Irak. Depuis, les forces françaises ont frappé à six reprises en Irak.

Paris écarte pour l'instant l'idée d'un engagement au sol en Irak et de frappes aériennes en Syrie où agissent, notamment, les États-Unis contre l'organisation de l'État islamique (EI). Pourtant, malgré l'aide de la colation internationale, l'armée irakienne est  encore loin d'être prête à lancer une offensive majeure pour reprendre les territoires perdus, ont indiqué jeudi des responsables américains.

Les forces de sécurité irakiennes sont en mesure de lancer des attaques de petite ampleur mais elles ont besoin de temps avant d'être prêtes pour des opérations plus importantes. L'armée américaine estime que cela pourrait leur prendre encore un an, avant que les troupes de Maliki ne passent de la position défensive à une offensive efficace. 

Avec AFP et Reuters

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