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Justice : le ministère public fait appel de la condamnation de Pistorius

Oscar Pistorius lors de son arrivée au tribunal de Prétoria pour recevoir sa sentence, le 21 octobre 2014
Oscar Pistorius lors de son arrivée au tribunal de Prétoria pour recevoir sa sentence, le 21 octobre 2014 Gianluigi Guercia, AFP

Une semaine après la condamnation d'Oscar Pistorius à cinq ans de prison pour homicide involontaire, le ministère public fait appel. Durant le procès, les services du procureur voulaient prouver qu'il avait volontairement abattu sa petite amie.

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Depuis le 21 octobre, Oscar Pistorius a commencé à purger sa peine de cinq ans de prison pour l’homicide involontaire de sa petite amie Reeva Steenkamp. Mais le processus judiciaire est relancé après l’annonce du ministère public de vouloir faire appel de cette condamnation et de la peine prononcée.

Durant le procès de l’ancien champion paralympique, les services du procureur ont cherché à prouver qu’Oscar Pistorius avait volontairement abattu sa fiancée, le jour de la Saint-Valentin 2013. La juge Thokozile Masipa n’avait pas retenu ces accusations, estimant que les preuves étaient insuffisantes pour conclure à un meurtre.

Lors de son verdict, la magistrate avait estimé avoir pris en compte aussi bien la gravité de la faute que la personnalité et le handicap de l’accusé. "Il savait que les toilettes étaient un espace réduit et qu'il n'y avait aucun moyen de s'échapper pour la personne derrière la porte", a-t-elle expliqué avant de rendre son verdict, tout en acceptant comme circonstances atténuantes le comportement d’Oscar Pistorius après le drame. Celui-ci avait clairement tenté de ranimer sa petite amie et s’était montré effondré après son geste.

À l'énoncé de la sentence, l’athlète a été immédiatement conduit dans une cellule du tribunal avant d'être transféré à la prison de Pretoria. Sa famille s’était montrée satisfaite de l’issue du procès. "Le tribunal a maintenant rendu son jugement et sa sentence, et nous acceptons le jugement. Oscar saisira cette opportunité pour payer sa dette à la société", a déclaré son oncle Arnold Pistorius, qui a lu un bref communiqué devant le palais de justice de Pretoria. De leur côté, les proches de la victime ont eux aussi estimé que le verdict était juste. "Oui, je suis très content", a réagi auprès des journalistes Barry Steenkamp, le père de la défunte.
Cette décision a toutefois suscité une vive émotion chez beaucoup de Sud-Africains, qui ont jugé la peine de cinq ans de prison trop clémente. Le champion pourrait ainsi bénéficier d’une libération conditionnelle dans moins d’un an.

De la gloire à la prison

En septembre, la cour avait conclu unanimement à la culpabilité de l'athlète pour homicide involontaire, la prémédiation n'ayant pas été retenue. Le sportif, amputé des deux jambes, a agi "négligemment quand il a ouvert le feu sur la porte des toilettes sachant que quelqu'un se trouvait à l'intérieur", avait expliqué la juge.

"Une personne raisonnable dans sa position, avec le même handicap, aurait prévu la possibilité que quelqu'un derrière la porte puisse être tué par les coups de feu et elle aurait pris les mesures pour éviter ces conséquences, ce que l'accusé n'a pas fait", a ajouté la magistrate.

Pistorius était accusé d'avoir tué avec préméditation sa petite amie le 14 février 2013, le jour de la Saint-Valentin. Ce jour-là, Reeva Steenkamp, un mannequin de 29 ans qu'il fréquentait depuis trois mois, passait la nuit chez lui. Au cours des interrogatoires et de son procès, le champion a toujours livré la même version : il a cru à un cambriolage et a tiré quatre fois sur la porte de ses toilettes en direction d’un agresseur présumé, sans voir sa victime. Il craignait pour sa vie.

Star des Jeux olympiques de Londres de 2012, Pistorius, spécialiste du sprint et notamment du 400 m, est connu pour avoir couru avec des valides, une performance couronnant des années de bataille juridique pour faire homologuer ses prothèses en carbone.

Avec AFP

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