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ZONE EURO

Moscovici l'Européen rejette les prévisions de Moscovici le Français

Le commissaire européen Pierre Moscovici a annoncé que le déficit français risquait encore de se creuser.
Le commissaire européen Pierre Moscovici a annoncé que le déficit français risquait encore de se creuser. Emmanuel Dunand, AFP
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Déficit record en Europe, perspective de croissance en baisse : le nouveau tableau européen de l'économie française est morose. Et c'est l'ancien ministre de l'Économie Pierre Moscovici, devenu commissaire européen, qui l'annonce, mardi.

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Docteur Pierre et Mister Moscovici. Dans ses tous nouveaux habits de commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici tape sur les doigts du ministre de l'Économie français qu'il était. Il a dû annoncer, mardi 4 novembre, que les prévisions économiques de la France, qu'il avait contribué à élaborer à Bercy, étaient trop optimistes aux yeux de la Commission européenne.

Bruxelles estime, dans ces prévisions d'automne pour l'Union européenne, que le déficit public français atteindra 4,5 % du PIB en 2015 et 4,7 % en 2016. Loin de ce qu'escompte Paris : un déficit en 2015 à 4,3 % et en 2016 à 3,8 %.

Selon ce scénario, la France aura le triste privilège d'afficher le déficit par rapport au produit intérieur brut le plus élevé de toute la zone euro. Pierre Moscovici a en outre assuré que la croissance hexagonale serait de 0,7 % en 2015 et 1,5 % en 2016. Le gouvernement français veut croire que la croissance du PIB sera de 1 % l'an prochain et de 1,7 %  en 2016.

Il n'y a pas que la France qui inquiète

Mais il n'y a pas que pour la France que Pierre Moscovici et la Commission européenne s'inquiètent. Bruxelles a, en effet, revisé à la baisse les prévisions de croissance pour toute la zone euro. Elle ne devrait pas dépasser 0,8 % cette année et 1,1 % en 2015. En mai dernier, la Commission tablait encore sur une hausse du PIB des 18 pays de l'union monétaire de 1,2 % en 2014 et 1,7 % en 2015.

Autre élément préoccupant : l'inflation. Elle devrait rester très basse en 2014 et 2015, avant de reprendre quelques couleurs en 2016. Elle restera donc sous l'objectif des 2 % que se fixe la Banque centrale européenne. Cette faible hausse de prix est un signe que le moteur économique européen est grippé et signifie que les salaires ne vont pas ou peu augmenter ces prochaines années.

Reste que les prévisions de la Commission européenne peuvent rassurer sur un point : la zone euro devrait échapper à la déflation qui engendre une spirale négative des prix et des salaires et augmente les risques d'une nouvelle récession.

Avec AFP

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