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Football : un ex-membre de la Fifa à la solde du FBI ?

Chuck Blazer lors d'une réunion de la Fifa en mai 2012 à Budapest.
Chuck Blazer lors d'une réunion de la Fifa en mai 2012 à Budapest. Peter Kohalmi, AFP

Un ancien membre du comité exécutif de la Fifa, l'Américain Chuck Blazer, est soupçonné d'avoir été utilisé par le FBI pour espionner la Fédération internationale de football. Il aurait enregistré des conversations lors des JO de Londres, en 2012.

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Avec une dose de football, une pincée de FBI et un concentré de détournement d’argent, l’affaire Chuck Blazer semble tout droit sortie d’un roman d’espionnage. Cette figure du ballon rond aux États-Unis, ancien membre du comité exécutif de la Fifa, a été un informateur des autorités américaines, selon le journal "New York Daily News".

La Une du "Daily News" sur l'affaire Chuck Blazer

Chuck Blazer a secrètement enregistré à l’aide “d’un petit microphone intégré à un porte-clé” des conversations lors de réunion de personnalités internationales du monde du sport, notamment lors des Jeux olympiques de Londres en 2012. Comme l’explique le quotidien américain, cet ex-secrétaire de la Concacaf, la fédération d’Amérique du Nord, centrale et les Caraïbes, a été retourné par le FBI qui possédait des preuves accablantes contre lui. Il n’avait en effet pas payé d’impôts sur les millions de dollars qu’il avait détournés quand il était en poste pour la Fifa. L’homme menait alors grand train à New York.

"Les bureaux de la Concacaf étaient au 17e étage, mais Blazer travaillait souvent depuis deux appartements où il vivait au 49e étage pour un loyer de 18 000 dollars par mois pour le premier et 6 000 dollars pour le second qui était réservé à ses chats turbulents", détaille le "Daily News".

"Il vivait comme s’il n’y avait pas de lendemain. Il buvait et mangeait tout ce qu’il voulait. Il pensait peut-être qu’il serait parti de ce monde avant que quelqu’un remarque ce dans quoi il était mouillé", a également rapporté une source anonyme au journal.

Des scandales à répétition

En 2011, les agents fédéraux ne lui ont ainsi laissé que deux choix : être inculpé ou bien collaborer à des enquêtes sur la corruption sévissant au sein de la Fifa. Au cours des dernières années, plusieurs affaires ont ainsi éclaté au grand jour au sein de la Fédération internationale.

Le président de la Concacaf, Jack Warner, ainsi que le président de la confédération asiatique, Mohamed Bin Hammam, ont été épinglés pour avoir versé des pots-de-vin à des délégués des Caraïbes pour acheter leurs voix dans la perspective du scrutin présidentiel de la Fifa. Des enquêtes sont également toujours en cours pour connaître les conditions d’attribution des Coupes du monde 2018 et 2022 sur lesquelles planent de forts soupçons de corruption.

Interrogé par le "Daily News" pour savoir s’il a effectivement espionné pour le compte du FBI, Chuck Blazer, actuellement hospitalisé pour un cancer du colon, n’a rien confirmé ni infirmé. "C’est juste que je ne peux pas parler de ça", a-t-il seulement expliqué. L’ancien homme fort de la Fifa avait lui-même dû démissionner en 2013 du comité exécutif, après un rapport accablant de la Concacaf sur des dizaines de millions de dollars de détournement.

Avec AFP
 

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