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Élections de mi-mandat : les républicains prennent le contrôle du Sénat

La républicaine Joni Ernst célèbre sa victoire dans l’Iowa.
La républicaine Joni Ernst célèbre sa victoire dans l’Iowa. Chip Somodevilla, AFP

D'après les premiers résultats des "midterms" américaines, mercredi, les républicains maintiennent leur majorité à la Chambre des représentants et prennent la main sur le Sénat. Ils contrôlent désormais complètement le Congrès.

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D'après les premières projections, les républicains ont décroché, mardi 4 novembre, lors des élections de mi-mandat aux États-Unis, les six victoires nécessaires pour conquérir le Sénat américain, tout en gardant le contrôle de la Chambre des représentants. Les électeurs étaient appelés à renouveler les 435 députés de la Chambre des représentants, un tiers du Sénat (36 sénateurs) et 36 des 50 gouverneurs.

En Virginie-Occidentale (est), la républicaine Shelley Capito a nettement battu sa rivale démocrate Natalie Tennant. Dans l'Arkansas (sud), c'est Tom Cotton, ancien soldat d'Irak et d'Afghanistan, qui s'est emparé du siège du sortant démocrate Mark Pryor malgré l'appui de l'ancien président américain Clinton. Dans le Dakota du Sud (nord), le républicain Mike Rounds a défait le sortant démocrate Rick Weiland, renforçant l'avance de son camp. Le représentant républicain Cory Gardner a de son côté battu le sénateur démocrate sortant du Colorado Mark Udall, État indécis très important pour les républicains. Dans le Montana, le représentant républicain Steve Daines, 52 ans, a battu la démocrate Amanda Curtis. Enfin dans l'Iowa, Joni Ernest a offert le dernier siège manquant aux Républicains pour remporter la majorité au Sénat.

Plus symboliquement, le chef de la minorité républicaine au Sénat Mitch McConnell a conservé son siège en battant facilement Alison Lundergan Grimes. L'homme devrait remplacer le démocrate Harry Reid comme chef de file de la majorité à la Chambre basse, une position très en vue à Washington.

La Chambre des représentants reste républicaine

Les républicains devraient conserver comme prévu leur majorité à la Chambre des représentants. D’après les premières estimations de NBC, ils obtiennent 242 sièges contre 193 pour les démocrates. D'après CBS, les chiffres sont différents : 226 pour les républicains contre 209 pour les démocrates.

Petite consolation pour les démocrates, leur candidate a sauvé la face dans le New Hampshire (nord-est), l'un des scrutins serrés de l'élection, où la sortante Jeanne Shaheen conserve son poste.

Électorat désabusé

Les sondages de sorties des urnes montraient un électorat désabusé : 79 % des personnes ayant voté désapprouvent le travail du Congrès, et deux tiers estiment que le pays va dans la mauvaise direction. Moins d'un sur trois se déclare satisfait de l'administration de Barack Obama, un chiffre équivalent pour les dirigeants du parti républicain au Congrès, selon CNN. Seuls 22 % croient que la prochaine génération d'Américains vivra mieux que la génération actuelle.

Selon NBC, la proportion de jeunes de moins de 30 ans qui s'est rendue aux urnes est plus faible qu'en 2010 - a priori un désavantage pour les démocrates, qui avaient misé sur un immense programme de mobilisation de terrain pour compenser le manque d'enthousiasme de leur base.

Vers deux ans de "cohabitation"

Après cette défaite législative, Barack Obama subira le même sort que tous ses prédécesseurs depuis Ronald Reagan, contraint de finir son mandat à la Maison Blanche avec les deux chambres du Congrès contrôlées par le parti adverse.
Le président américain, qui passait la journée en réunion à la Maison Blanche, ne devait pas s'exprimer dans la nuit de mardi à mercredi. Lors d'un ultime appel à la mobilisation sur une radio du Connecticut, il a reconnu que la carte électorale était exceptionnellement défavorable aux sénateurs démocrates cette année. "C'est probablement le pire groupe possible d'États pour les démocrates depuis Dwight Eisenhower", a admis Barack Obama sur WNPR.

La relative impopularité de l'actuel président a handicapé les candidats, qui craignaient une abstention record. Ni la baisse du chômage à 5,9 %, au plus bas depuis six ans, ni la robuste croissance, 3,5 % au troisième trimestre, ni sa réforme du système de santé ne sont mises à son crédit.

L'accumulation de controverses et scandales - révélations sur l'agence d'espionnage NSA, ciblage politique par le fisc, dysfonctionnements des hôpitaux militaires, afflux d'immigrés clandestins à la frontière mexicaine, contaminations d'infirmières américaines par Ebola -, et de crises à l'étranger - Ukraine et Syrie - n'ont fait que renforcer la perception d'un manque de "leadership" à la Maison Blanche.

Avec AFP et Reuters

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