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Rob O'Neill, le tueur autoproclamé de Ben Laden devenu "traître à l'armée"

© Robert O'Neill, Twitter | Après sa carrière au sein des Navy Seals, Robert O'Neill est devenu coach en motivation personnelle.

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 07/11/2014

L’ex-membre du groupe d’élite des Navy Seals, Robert O'Neill, s'est targué jeudi d'être l'homme qui a abattu Ben Laden. Jusqu’à sa décision, très contestée, de sortir de l’anonymat, il avait réalisé un parcours sans faute au sein de l'armée.

Pendant 16 ans, il a agi dans l’ombre, gagnant au passage l’estime de ses pairs et de ses supérieurs. Maintenant que Robert O'Neill fait ses premiers pas à visage découvert sous les feux des projecteurs médiatiques, il s’attire les foudres de tout l’establishment militaire américain. Cet ex-Navy Seals a affirmé, jeudi 6 novembre au "Washington Post", être l’homme qui a tué Oussama Ben Laden le 2 mai 2011 au Pakistan.

Il doit participer, le 11 novembre, à une émission sur la chaîne Fox News où il détaillera le déroulé de la mission qui a mis un terme à la vie du leader d’Al-Qaïda. Ce "coming-out" brise dans les grandes largeurs le code des très secrets Navy Seals, ce corps d’élite de l’armée américaine. Le Pentagone a affirmé, jeudi, que cette médiatisation représentait un "risque pour la sécurité nationale" et que Robert O'Neill s’exposait à des poursuites judiciaires. Sur Internet, des jihadistes n'ont pas tardé à lancer des appels au meurtre de Robert O'Neill.

Un soldat couvert de médailles

Mais, d’après le "Washington Post", cet ancien militaire n'avait plus le choix de rester anonyme et il voulait garder le contrôle d’une histoire qui allait, de toute façon, éclater. Son nom commençait à circuler à Washington et le blog SOFREP, administré par d’anciens membres des forces spéciales américaines, avait déjà révélé son identité lundi 3 novembre, tout en critiquant sa décision de donner une interview à Fox News. D’autres estiment qu’à l’instar de son collègue des Navy Seals Matt Bissonnette, auteur d’un livre sur cette unité d'élite, Robert O'Neill cherche surtout à se faire un nom sur la dépouille de Ben Laden.

Pourtant, l'homme a le profil du militaire dévoué corps et âme aux Navy Seals. Âgé de 38 ans a reçu 52 médailles pour ses bons et loyaux services, raconte le tabloïd britannique "Daily Mail", qui a pu discuter avec son père. Le soldat d’élite a participé à plus de 400 missions à travers le monde, essentiellement en Afghanistan et en Irak.

Son personnage apparaît même dans trois grosses productions hollywoodiennes. C’est lui qui est le "Lone survivor" ("Du sang et des larmes"), un film de 2013 qui narre l’échec cuisant d’une mission des Navy Seal pour capturer, en Afghanistan, le leader des Taliban Ahmad Shah. Il était aussi en charge de l’opération de sauvetage du capitaine Richard Phillips, pris en otage par des pirates somaliens en 2009. L’épisode a été raconté dans "Capitaine Phillips", un film avec Tom Hanks qui a obtenu six nominations aux Oscars en 2014. Enfin, il y a "Zero Dark Thirty" qui retrace la traque finale d’Oussama Ben Laden.

Livreur de bière dans le Michigan

Une carrière bien remplie pour ce natif du Montana qui dit s’être enrôlé dans l’armée à 18 ans sur un coup de tête après un chagrin d’amour. Son père raconte une autre histoire, évoquant une rencontre décisive entre son fils et un Navy Seal durant une partie de chasse familiale.

Les choses ont commencé à se gâter pour lui quand il a décidé de quitter l’armée avant d’avoir atteint les 20 ans de services. Il n'a donc pas pu bénéficier d'une retraite complète et une couverture sociale pour le restant de ses jours. Cette situation précaire l’a poussé à parler une première fois au magazine "Esquire", sous couvert d’anonymat, pour se plaindre de la manière dont les Navy Seal traitaient leurs anciens. Il y raconte que l’armée lui a proposé un poste de livreur de bière dans le Michigan en guise de reclassement professionnel.

Une offre qu’il a déclinée, préférant devenir coach en motivation personnel. C’est d’ailleurs lors d’une de ses conférences, en présence de famille de victimes des attentats du 11 septembre 2001, qu’il assure avoir, pour la première fois, eu envie de révéler au monde son vrai rôle dans l’attaque de la planque de Ben Laden au Pakistan. Reste à savoir si ce quart d’heure de célébrité médiatique va donner un coup de fouet sa carrière de coach ou si, au contraire, l’image de traitre à l’armée va le desservir.

Première publication : 07/11/2014

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