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L'ex-président yéménite Saleh visé par des sanctions de l'ONU

L'ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh avait quitté le pouvoir en 2012 au terme d'une année de contestation populaire contre son régime.
L'ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh avait quitté le pouvoir en 2012 au terme d'une année de contestation populaire contre son régime. Mohammed Huwais, AFP (archives)

L'ancien président du Yémen, Ali Abdallah Saleh, fait l'objet de sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU, qui voit dans l'ex-chef de l'État un obstacle à la résolution de la crise politique du pays.

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Des sanctions contre l'ancien président yéménite, Ali Abdallah Saleh, et deux chefs rebelles ont été adoptées, vendredi 7 novembre, par le Conseil de Sécurité de l'ONU, qui a estimé qu'ils compromettent la paix dans ce pays à l'instabilité chronique.

La demande de sanctions a été déposée par les États-Unis et n'a pas rencontré d'objection au Conseil de sécurité. Ali Adballah Saleh, président du Yémen de 1990 à 2012, ne pourra plus obtenir de visa d'entrée dans tous les pays de l'ONU, de même que deux chefs rebelles chiites.

En réaction, le parti Congrès populaire général (CPG) a décidé de limoger de sa direction l’actuel président du Yémen, Abd Rabbo Mansour Hadi, qu’il accuse d’être à l’origine des sanctions.

La décision du Conseil de sécurité intervient après la manifestation, vendredi à Sanaa, de milliers de rebelles chiites et partisans de l'ancien président.

Le parti d'Ali Adballah Saleh, le Congrès populaire général (CPG), avait appelé ses partisans à descendre dans la rue et mis en garde contre toute sanction qui ne ferait, selon lui, qu'exacerber la crise au Yémen. L'ex-chef d'État est vu comme le principal soutien des rebelles chiites qui se sont emparés de la capitale Sanaa et d'autres zones du pays depuis septembre.

Instrumentalisation de la rébellion chiite

Les autorités yéménites ont aussi annoncé vendredi la formation d'un nouveau gouvernement, qui a la lourde tâche de résoudre la crise politique. L'annonce a été saluée par Washington.

Ali Adballah Saleh avait quitté le pouvoir en 2012 au terme d'une année de contestation populaire contre son régime, à laquelle avaient largement participé les rebelles chiites, dits houthis. Mais depuis, il semble s'être allié à ces anciens ennemis et encourage le mouvement de rébellion chiite.

>> À lire sur France 24 : "L’irrémédiable ascension des Houthis, nouveaux maîtres de Sanaa"

L'avancée des rebelles houthis a donné lieu à des combats meurtriers avec les tribus sunnites, alliées parfois pour la circonstance avec Al-Qaïda, très actif au Yémen.

Avec cette décision, "les membres du Conseil de sécurité ont fait la preuve que la communauté internationale ne tolèrera pas l'usage de la violence pour contrecarrer les aspirations légitimes du peuple yéménite et leur transition politique", a déclaré un responsable américain.

Dans une lettre adressée au Conseil de sécurité, les États-Unis avaient décrété que l'ancien président Saleh "est allé au-delà de la simple tentative de semer le chaos à travers le Yémen" en utilisant les houthis non seulement pour "décrédibiliser le gouvernement mais aussi pour créer un climat d'instabilité propice à un coup d'Etat".

Avec AFP

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