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Heurts dans un village arabe-israélien après la mort d'un jeune

De jeunes Arabes-Israéliens manifestent dans le nord d'Israël après la mort de Kheir Hamdane, tué par la police.
De jeunes Arabes-Israéliens manifestent dans le nord d'Israël après la mort de Kheir Hamdane, tué par la police. Ahmad Gharabli, AFP

Une vingtaine d’Arabes-Israéliens ont été arrêtés dimanche 9 novembre lors de heurts avec des policiers dans le village de Kafr Kanna où un jeune homme avait été abattu la veille par la police.

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Des heurts ont éclaté, dimanche 9 novembre, dans le village arabe-israélien de Kafr Kanna, au nord de Nazareth, et une vingtaine de personnes ont été arrêtées. La veille, la police avait abattu un jeune homme alors que les violences se multiplient ces derniers temps à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée.

Samedi matin, Kheir Hamdane, 22 ans, a été abattu alors qu’il s'opposait à l'arrestation d'un proche. Son village s'est alors embrasé et des appels à manifester ont été lancés à travers le nord d'Israël. Les citoyens israéliens d’origine arabe constituent 20% de la population israélienne mais ils estiment subir des discriminations de la part de l’État hébreu.

Dimanche, à Kafr Kanna, des dizaines de jeunes Arabes-Israéliens ont jeté des pierres sur les forces de l'ordre qui ont répliqué avec des canons à eau. Un journaliste de l'AFP a assisté à l'arrestation d'au moins 17 d'entre eux.

Samedi déjà, 2.500 personnes avaient manifesté dans le village de Kheir Hamdane, tandis que des jeunes dressaient des barricades et brûlaient des pneus.

La famille du jeune homme abattu a dénoncé un "meurtre de sang-froid". Une vidéo de caméra surveillance montre Kheir Hamdane s’en prendre à des policiers dans leur véhicule. Ces-derniers descendent ensuite de voiture et lui tire dessus alors qu’il tente de fuir. Tombé à terre, le Palestinien de 22 ans est traîné sur le sol avant d'être embarqué à bord du véhicule de la police. Les forces de police ont déclaré que le jeune homme était armé d’un couteau lorsqu’il les a agressées.

Une "ligne rouge" a été franchie

Ces tensions s'ajoutent à celles qui secouent depuis plus de deux semaines la Cisjordanie occupée et Jérusalem-Est, la partie palestinienne annexée et occupée par Israël.

Ajouté aux multiples raisons de la colère des Palestiniens (chômage, brimades, colonisation etc), le renforcement de la campagne menée par certains extrémistes juifs pour réclamer le droit de prier sur l'esplanade des Mosquées, lieu saint musulman également vénéré par les juifs, a renforcé le climat de tensions. Les Palestiniens estiment qu'une "ligne rouge" a été franchie.

Le ministre israélien de la Défense, Moshe Yaalon, a une nouvelle fois assuré samedi qu'il n'était "pas question d'envisager que des juifs aillent prier" sur l’esplanade des Mosquées. La Jordanie a estimé de son côté que les récentes tensions étaient "un coup de poignard" contre la paix qu'elle a signée il y a exactement 20 ans avec l'Etat hébreu.

Pour la première fois depuis 2007 et la prise du pouvoir de son rival islamiste le Hamas, le Fatah du président Mahmoud Abbas devait commémorer le dixième anniversaire de son leader défunt Yasser Arafat. Le parti a annoncé l'annulation des célébrations redoutant un danger pour le public après que des attentats ont visé vendredi ses cadres.

Avec AFP
 

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