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Les Catalans votent "oui" à l'indépendance

Un homme tient le drapeau catalan après avoir participé au vote symbolique sur l'indépendance, organisé le 9 novembre.
Un homme tient le drapeau catalan après avoir participé au vote symbolique sur l'indépendance, organisé le 9 novembre. Josep Lago, AFP

Plus de 80% des Catalans qui ont participé au vote sur l'indépendance, le 9 novembre, se sont prononcés en faveur de celle-ci. La consultation, sans valeur constitutionnelle, est rejetée par Madrid.

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La Catalogne a voté en faveur de l’indépendance. Quelque 80,7% des personnes ayant participé au vote symbolique, organisé le dimanche 9 novembre, se sont prononcées en faveur de celle-ci, selon des résultats provisoires diffusés par l'exécutif catalan.Ces résultats, diffusés après dépouillement de 88,4% des bulletins, indiquent que plus d’1,6 millions personnes ont voté deux fois "Oui" aux questions "Souhaitez-vous que la Catalogne soit un Etat ? Et si "oui, souhaitez-vous qu'il soit indépendant ?", a annoncé Joana Ortega, vice-présidente de l'exécutif.

Plus de deux millions de personnes, pour l'essentiel acquises à la cause indépendantiste, ont participé au vote symbolique de dimanche. "C’est le chiffre que s’étaient fixés les nationalistes pour déclarer que ce vote était un véritable plébiscite", rapelle Valérie Labonne, correspondante de France 24 en Espagne. "C'est un succès total", exultait d'ailleurs dimanche soir Artur Mas, le président catalan. "La Catalogne a démontré une fois de plus qu'elle veut se gouverner seule et que nous sommes suffisamment grands et adultes pour le faire", a-t-il martelé: "C'est un pas de géant".

>> À voir sur France 24 : Catalogne, la rebelle espagnole
 
Ces résultats sont cependant à relativiser, les opposants à l'indépendance ayant annoncé qu'ils boycotteraient le scrutin. C'est donc essentiellement des sympathisants de la cause indépendantiste qui se sont déplacés dans les bureaux de vote de la puissante région du nord-est de l'Espagne. Selon des sondages récents, environ la moitié des 7,5 millions de catalans veulent l'indépendance.
 
Madrid ne reconnait pas le vote
 
En organisant le scrutin, Artur Mas, le président catalan, a passé outre deux décisions du tribunal constitutionnel qui a suspendu le vote à la demande de Madrid. Le gouvernement espagnol estime que seul l'ensemble des Espagnols a le droit de se prononcer sur l'avenir de la Catalogne.
 
C'était "une journée de propagande politique organisée par des forces favorables à l'indépendance et sans aucune validité démocratique", a rétorqué le ministre espagnol de la Justice Rafael Catala, dans un communiqué où il s'exprimait au nom du gouvernement.
 
"Les citoyens ont été invités à prendre part à un simulacre inutile et stérile", ajoutait le communiqué, cinglant. Le ministre a ajouté que le parquet décidera "dans les prochains jours", s'il y a lieu d'entreprendre des "actions légales" en lien avec d'éventuelles "responsabilités pénales" de l'exécutif catalan.
 
La feuille de route nationaliste
 
Les résultats définitifs ne seront connus que fin novembre. D'ici là, l'exécutif catalan entend fixer une "feuille de route" qui pour l'instant semble être la même qu'à la veille du 9-N, "Neuf novembre" : obtenir de l'Etat espagnol le droit d'organiser un vrai référendum sur l'indépendance de la Catalogne, voire organiser des élections régionales anticipées, dont le sujet central serait justement l'indépendance.
 
"Nous demandons au monde de nous aider à convaincre les institutions espagnoles du fait que la Catalogne mérite d'avoir un référendum pour décider de son avenir. Nous méritons de voter lors d'un référendum légal", a déclaré dimanche soir Artur Mas à des journalistes étrangers. D'après les informations de Valérie Labonne, le président catalan a prévu d’envoyer une lettre au Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, pour essayer de renouer le dialogue et demander l'organisation du référendum.
 
Dimanche, les votants pouvaient aussi, avant de quitter les bureaux de vote, signer des pétitions adressées à l'ONU notamment, dénonçant l'atteinte à leurs droits politiques.
 
Avec AFP 

 

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