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Smarty, rappeur engagé : "Les Burkinabè sont tournés vers l’avenir"

Journal de l'Afrique, FRANCE 24

Il a signé le rap qui est devenu l'emblème des manifestants au Burkina Faso. De passage à Paris pour un concert, le chanteur burkinabè Smarty parle avec optimisme de la transition politique dans son pays.

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Sa chanson "le chapeau du chef" sonnait-elle comme un refrain prémonitoire ? Au cœur de la contestation contre l’ex-président Blaise Compaoré, les paroles du rap de Smarty, chanteur burkinabè lauréat du prix découverte RFI 2013, sont devenues le symbole des opposants au chef d’état burkinabè.

 

Sortie en 2012, sa musique a trouvé un écho avec l’actualité récente au Burkina Faso. "Dans la chanson je dis ‘le problème d’un roi est la distance entre la vérité reçue et ce que le peuple pense de lui’ […] aujourd’hui, la question que je me pose encore, c’est ‘est-ce que l’entourage de Blaise Compaoré lui a dit la vérité ?" expliquait, lundi 10 novembre, le rappeur sur le plateau du journal de l’Afrique de France 24.

"Le Burkina Faso va s’en sortir, c’est un peuple intègre qui sait prendre ses responsabilités"

Smarty ne charge pas pour autant l’ex-président : "Blaise Compaoré a eu la grandeur d’esprit de partir et de donner une nouvelle voie, la voie de la liberté au Burkina Faso".

Mais au chanteur de mettre en garde sur la période de transition, alors que l’opposition et la société civile ont transmis une constitution intérimaire à l’armée : "Pour que la transition fonctionne, il faut un profil dépourvu de tout calcul politique […] Le peuple a donné un avertissement à l’ancien pouvoir mais aussi à ceux qui vont arriver".

>> À lire sur France 24 : "Opposition et société civile valident la Charte de transition au Burkina Faso"

S’il reconnaît avoir "eu très peur" durant les deux jours d’insurrection populaire, le rappeur regarde désormais vers l’avant. "Le Burkina va s’en sortir, c’est un peuple intègre qui sait prendre ses responsabilités" explique-t-il avant de prendre un exemple symbolique : "dès la fin de l’insurrection, les gens sont venus balayer et remettre de l’ordre dans les rues... C’est la preuve que les gens regardent vers l’avenir".  Un message optimiste qu’il renouvellera mardi 11 novembre sur la scène de l’Olympia en première partie du concert du reggaeman ivoirien Tiken Jah Fakoly. 

Photo Twitter Boukary Ouédraogo.
 

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