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AUSTRALIE

G20 : Barack Obama veut placer le climat au cœur des débats

Le premier ministre australien Tony Abbott accueille Barack Obama lors de l'ouverture du sommet du G20, à Brisbane, le 15 novembre 2014.
Le premier ministre australien Tony Abbott accueille Barack Obama lors de l'ouverture du sommet du G20, à Brisbane, le 15 novembre 2014. William West, AFP
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Le président des États-Unis est passé à l'offensive sur le climat. Alors que le G20 s’est ouvert à Brisbane sur fond de tensions diplomatiques entre la Russie et l’Occident, Barack Obama veut placer l'environnement au cœur des débats.

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L'Australie, qui accueille les chefs d'État et de gouvernement des pays les plus puissants du monde jusqu'à dimanche, n'a pas fait de l'environnement une priorité du sommet du G20. Mais Barack Obama, qui surfe sur les questions climatiques depuis l'annonce d'un accord avec la Chine pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, en a décidé autrement. "Si la Chine et les États-Unis peuvent se mettre d'accord à ce propos, alors le monde peut trouver un accord", a-t-il déclaré, samedi, à l'université du Queensland, à Brisbane.

Dans le même discours, il a annoncé que Washington verserait une contribution de trois milliards de dollars au fonds international destiné à aider les pays pauvres à faire face aux effets du changement climatique en cours. Le montant élevé de la contribution a pris les observateurs par surprise : il double la somme que les autres pays avaient promis à ce jour, avant une échéance fixée alors au 20 novembre.

Multipliant les effets de manches devant un auditoire conquis, Barack Obama a été chaleureusement applaudi. Une atmosphère joyeuse qui risque de contraster avec celle des débats des chefs d'État et de gouvernement, tant les tensions entre la Russie et l'Occident pèsent sur ce sommet.

"Restaurer la gloire perdue du tsarisme ou de l'URSS"

En recevant samedi matin ses homologues, le Premier ministre australien Tony Abbott a tenté d'alléger un peu l'atmosphère. "Si nous pouvions utiliser les prénoms [pour nous parler], ce serait bien, parce que quels que soient les désaccords, je pense que cela aide s'il y a au moins de la chaleur humaine entre nous", a-t-il suggéré. Il les a ensuite conviés à déjeuner autour d'un barbecue sous trois tentes blanches. Mais rien ne semble faire oublier le dossier brûlant de ce G20 : l’Ukraine et la Russie.

Depuis vendredi, plusieurs pays occidentaux s'en sont pris à la Russie de Vladimir Poutine. Tony Abbott avait accusé le président russe de vouloir restaurer "la gloire perdue du tsarisme ou de l'Union soviétique", alors que David Cameron a stigmatisé une Russie qui agresse des pays plus petits qu'elle. Les États-Unis "s'opposent à l'agression russe de l'Ukraine, qui est une menace pour le monde", a déclaré Barack Obama.

>> À lire sur France 24 : G20 : le dossier des Mistral attend François Hollande en Australie

François Hollande s'est retrouvé lui aussi au cœur de l'empoignade. Moscou lui a adressé un ultimatum, lui donnant 15 jours pour livrer le bateau de guerre Mistral commandé par la Russie à la France, et qui empoisonne les relations des deux pays. François Hollande et Vladimir Poutine doivent se rencontrer en tête à tête, samedi à 08h00 GMT.

Relancer l'économie

Sur les questions économiques, habituellement au cœur du G20, les pays membres - représentant 85 % de la richesse mondiale - devraient entériner un plan visant à accélérer la croissance de leur PIB au-delà de sa trajectoire actuelle. "Le G20 a la responsabilité d'agir, de stimuler la demande, d'investir davantage dans les infrastructures et de créer des emplois pour les gens de tous nos pays", a déclaré Barack Obama.

Le communiqué final pourrait en outre mentionner les risques provoqués par Ebola et l'organisation de l'État islamique (EI).

Avec AFP et Reuters

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