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Sarkozy prône l'abrogation de la loi sur le mariage homosexuel

Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de l'UMP, a prôné l'abrogation de la loi Taubira, samedi 15 novembre.
Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de l'UMP, a prôné l'abrogation de la loi Taubira, samedi 15 novembre. Dominique Faget, AFP

À deux semaines de l’élection du président de l’UMP, le candidat Nicolas Sarkozy s’est engagé à abroger la loi sur le mariage homosexuel. Il participait à un meeting de "Sens commun", mouvement né dans le sillage de la "Manif pour tous".

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Nicolas Sarkozy a éclairci sa pensée. Lors du grand oral des candidats à la présidence de l’UMP devant "Sens commun", mouvement créé par des militants UMP dans le sillage de la "Manif pour tous", l'ex-chef de l'État s’est prononcé pour l’abrogation de la loi Taubira sur le mariage homosexuel. C'est la première fois que l'ancien président de la République prend position de façon aussi nette sur le sujet. Jusqu'à présent, il prônait une "réécriture" du texte, principale réforme sociétale de son successeur François Hollande.

"La loi Taubira devra être réécrite de fond en comble", a déclaré Nicolas Sarkozy, devant un public de 3 000 personnes. Frigide Barjot, un temps égérie de la Manif pour tous, était assise au premier rang. Il a alors été interrompu par de très nombreux participants qui scandaient "Abrogation ! Abrogation !" tandis que d'autres le huaient.

"Si vous préférez qu'on dise [qu'il faut] abroger la loi Taubira pour en faire une autre... En français, ça veut dire la même chose... Ça aboutit au même résultat. Mais enfin, si ça vous fait plaisir, franchement, ça coûte pas très cher", a fini par dire Nicolas Sarkozy. "Ça ne sert à rien qu'on soit contre la GPA [gestation pour autrui] si on n'abroge pas la loi Taubira", a-t-il souligné un peu plus tard, déclenchant dès lors de forts applaudissements.

Nicolas Sarkozy prône deux mariages distincts

L'ancien président souhaite qu'il y ait deux "mariages" distincts célébrés en mairie : le mariage classique pour les hétérosexuels et une union spécifique pour les homosexuels. Il a également affirmé que "le droit à l'enfant [était] une folie. Il n'y a pas de droit à l'enfant, il y a désir d'enfant", a-t-il estimé.

Avant lui, à la tribune, Bruno Le Maire s'était fait huer pour avoir maintenu son opposition à une abrogation du texte: "Nous ne reviendrons pas, nous la droite républicaine, sur le mariage homosexuel". À l'inverse, Hervé Mariton a eu droit à un tonnerre d'applaudissements pour avoir lancé: "Abrogation de la loi !". "Ce qu'une loi a fait, une loi peut le défaire", a déclaré le député de la Drôme, qui a accusé Nicolas Sarkozy de ne pas être "clair" à ce sujet.

Les trois candidats ont pris la parole à tour de rôle, sans jamais se croiser ni, a fortiori, débattre, au grand dam des deux adversaires de Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire et Hervé Mariton.

Deux tiers des Français favorables au mariage gay

Le PS a aussitôt accusé  le candidat Sarkozy de "flatter les instincts les plus réactionnaires de sa base militante" à 15 jours de l'élection UMP et de proposer "une nouvelle forme de ségrégation" avec un mariage distinct pour homosexuels et hétérosexuels.

"Il faut relativiser cette déclaration, ce n'est qu'un effet d'annonce [...]. Il n'y a jamais eu de retour en arrière sur une réforme de société", a réagi de son côté Amandine Miguel, porte-parole de l'Inter-LGBT, qui regroupe des associations de défense des droits des gays, lesbiennes, bi et trans.

Selon un sondage Ifop, publié samedi 15 novembre sur le site Atlantico, plus des deux tiers des Français (68 %) sont favorables au mariage gay et une majorité (53 %) pour l'adoption d'enfants par des couples de même sexe. L'approbation de ces nouveaux droits progresse très nettement chez les sympathisants UMP.

Avec AFP et Reuters

 

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