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À la surprise générale, le Japon retombe en récession

AFP

Le Japon est retombé en récession du fait d'un nouveau recul de son produit intérieur brut au troisième trimestre (-0,4 %), après une contraction de 1,9 % au deuxième. Une débâcle inattendue pour le Premier ministre Shinzo Abe.

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Le Japon est, contre toute attente, retombé en récession au troisième trimestre 2014. Le produit intérieur brut (PIB) de l'archipel a enregistré un nouveau recul au troisième trimestre (-0,4 %), après une contraction de 1,9 % au deuxième, a annoncé lundi 17 novembre le gouvernement. Aucun économiste n'avait envisagé ce scénario, la plupart tablaient sur une croissance de 0,5 %. Une récession se définit techniquement comme deux trimestres consécutifs de baisse du PIB.

En rythme annualisé, le PIB a plongé de 1,6 % entre juillet et septembre, alors que les économistes prévoyaient en moyenne une croissance d'environ 2 %. Le Japon avait subi une décroissance de 7,3 % entre avril et juin en rythme annualisé, dans la foulée d'une hausse de la TVA entrée en vigueur le 1er avril.

Récession au Japon : "L’économie ne se remet pas de la hausse de la TVA"

Les économistes avaient anticipé une hausse de 2,1 % du PIB de la troisième puissance économique mondiale, mais la consommation et les exportations sont restées atones, lestant les entreprises de stocks importants.

Shinzo Abe pourrait convoquer des élections anticipées

Devant de tels chiffres, qui ont fait plonger la Bourse, et par crainte de voir l'archipel s'ancrer dans la récession, le chef du gouvernement devrait renoncer à une nouvelle hausse de la TVA, à 10 %, qui doit intervenir en octobre 2015. L'État japonais a besoin de rentrées fiscales supplémentaires pour contenir un endettement qui dépasse les 200 % du PIB.

Le Premier ministre Shinzo Abe, de retour lundi du sommet du G20 à Brisbane, va étudier ces données et consulter les experts qui ont planché sur le sujet avant d'arrêter son choix, a répété lundi le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga.

Par ailleurs, le Premier ministre devrait annoncer dès mardi la dissolution de la chambre basse du Parlement et des élections anticipées en décembre. En l'absence d'opposition, la victoire de son Parti Libéral-Démocrate (PLD) semble assurée et lui permettrait de se remettre en piste, d’après les analystes politiques.

La troisième puissance économique mondiale était sortie du rouge dans les derniers mois de 2012, juste avant l'arrivée au pouvoir de Shinzo Abe, qui avait aussitôt lancé une ambitieuse politique de relance, surnomée "abenomics", louée à l'étranger et populaire dans l'archipel. Mais la hausse, début avril, de la taxe sur la consommation a compromis cette reprise bien amorcée.

Avec AFP et Reuters

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