Accéder au contenu principal

Le Premier ministre du Luxembourg défend les "tax rulings" et s'oppose à Juncker

Le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel défend les avantages fiscaux de son pays.
Le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel défend les avantages fiscaux de son pays. Georges Gobet, AFP

Xavier Bettel, Premier ministre luxembourgeois, s'oppose, mercredi, à une harmonisation fiscale dans l'Union européenne. Une piste explorée par la Commission européenne, présidée par l'ex-Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker.

Publicité

C'est un peu l'actuel contre l'ex. Xavier Bettel, le Premier ministre luxembourgeois, a défendu les avantages fiscaux offerts par son pays dans un entretien accordé, mercredi 19 novembre, au quotidien belge "L'Echo". Sa prise de position intervient alors que le président de la Commission européenne et ancien Premier ministre du Grand Duché, Jean-Claude Juncker n'a pas exclu de faire un grand ménage fiscal dans l'UE.

En fait, le chef de gouvernement luxembourgeois repousse l'idée d'une harmonisation des politiques fiscales en Europe. Cette piste avait été avancée par le nouveau commissaire européen aux affaires Économiques et Financières comme une réponse au scandale "LuxLeaks". En obligeant tous les pays de l'UE à adopter une même ligne fiscale, cette mesure pourrait permettre de faire disparaître certains schémas d'optimisation fiscale dont le Luxembourg s'est fait une spécialité. Jean-Claude Juncker avait assuré que cette idée était à l'étude.

Oui au "tax ruling"

Mais Xavier Bettel a martelé que la politique fiscale devait rester du ressort des États. Il est même allé plus loin puisqu'il a vanté les mérites du "tax ruling", ce procédé au cœur des révélations sur les douceurs fiscales dont raffolent les multinationales. Il s'agit d'accords aux termes desquels une entreprise peut savoir, avant d'installer son activité au Luxembourg, comment elle sera imposée. Généralement, ces arrangements entre amis fortunés sont très favorables aux grandes entreprises.

Le Premier ministre du Luxembourg a affirmé que son pays n'allait pas abandonner cette pratique. Il est même "nécessaire d'étoffer l'équipe" qui s'en occupe au sein du fisc à cause du "volume de travail que cela représente", a-t-il suggéré. Cette défense du "tax ruling" est clairement une provocation : Bruxelles a lancé une enquête contre plusieurs pays, dont le Luxembourg, qui vise justement à établir si cette pratique peut être considérée comme légale.

Avec AFP

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.