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Grippe aviaire : deux morts en Egypte, vigilance en Europe

Un homme portant un masque passe devant des canards dans un élevage dans le Yorkshire, en Angleterre, le 17 novembre 2014.
Un homme portant un masque passe devant des canards dans un élevage dans le Yorkshire, en Angleterre, le 17 novembre 2014. Oli Scarff, AFP

En Égypte, le virus H5N1 a tué deux personnes en deux jours. En Europe, trois élevages ont été touchés par une autre souche du virus : dans le nord-est de l'Allemagne, aux Pays-Bas et en Angleterre, selon l'Organisation mondiale de la santé animale.

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Le virus H5N1 de la grippe aviaire a fait, mardi 18 novembre, une deuxième victime en deux jours en Égypte, la troisième cette année, a rapporté le journal "Al-Ahram" sur son site internet. Il s'agit d'une femme de 30 ans de la province de Minya, au sud du Caire, précise le journal, qui cite un communiqué du ministère de la Santé.

Lundi, déjà, une Égyptienne de 19 ans avait succombé après avoir été en contact avec des volatiles infectés. Elle est morte à l'hôpital à Assiout, dans le centre du pays.

Depuis le début de l’année, huit cas de personnes infectées par le virus ont été répertoriés dans le pays.

La souche H5N1 de la grippe aviaire a fait plus de 400 morts, surtout en Asie du sud-est, depuis son apparition en 2003. Une nouvelle souche, H7N9, a tué plus de 170 personnes depuis son apparition en 2013. Une autre, la H5N8, vient par ailleurs d'être détectée pour la première fois en Europe.

En Europe, une souche peu dangereuse pour l’Homme

Sur le Vieux Continent, des cas de grippe aviaire H5N8 ont en effet été enregistrés en Allemagne, début novembre, puis aux Pays-Bas et enfin dans le nord de l'Angleterre mardi.

"La souche a été désormais identifiée comme étant H5N8, qui représente un risque très faible pour la santé humaine et aucun risque pour la chaîne alimentaire", a expliqué le ministère britannique de l'Agriculture, mardi 18 novembre, après la confirmation de la présence du virus dans un élevage de canards en Angleterre. Par mesure de précaution, la ferme d'élevage contaminée, située dans le Yorkshire (nord), a été mise en quarantaine dès dimanche et l'abattage de ses 6 000 canards a été ordonné.

Le virus H5N8, jusqu'alors cantonné à l'Asie, avait auparavant été détecté aux Pays-Bas, où quelque 150 000 volailles ont été tuées lundi.

"Les volailles de la ferme de Hekendorp ont été évacuées comme prévu", a déclaré mardi Lex Benden, porte-parole des autorités sanitaires néerlandaises (NVWA). Les étables de l'exploitation concernée doivent maintenant être désinfectées avant d'être scellées deux semaines puis à nouveau désinfectées et scellées à nouveau 15 jours. "Si le virus n'est alors pas à nouveau détecté, les étables seront rouvertes".

L'OMS vigilante

Selon l'épidémiologiste de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Elizabeth Mumford, d'autres cas du virus H5N8 vont "très certainement" apparaître sur des animaux sauvages. "Je ne suis pas particulièrement inquiète concernant ce virus, pas plus que d'autres circulant actuellement, mais nous devons faire preuve d'une grande vigilance", a-t-elle ajouté mardi devant la presse à Genève.

On ignore si le virus H5N8 peut contaminer l'être humain, selon l'organisation spécialisée de l'ONU, qui n'exclut pas un tel risque. "Si sa propagation augmente, il n'y a pas de raison qu'il n'y ait pas de cas humains, mais tout dépend du virus et de son évolution. Il semblerait que la propagation d'humain à humain ne se fasse pas, ce qui est une bonne chose".

"Nous savons que le virus est arrivé d'Asie avec la migration d'oiseaux sauvages [...] et que les canards sauvages peuvent continuer à migrer tout en étant infectés par le virus et le propager", a ajouté Elizabeth Mumford.

Elle a cependant admis en savoir "très peu sur ce virus" pour le moment et rien n'est à exclure avant des recherches plus poussées.

La Suède a quant à elle enjoint à tous ses éleveurs de volaille de confiner à l'intérieur leurs animaux, "par mesure de précaution", afin d'éviter les contacts avec des oiseaux qui pourraient transmettre la grippe aviaire.

Avec Reuters et AFP

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