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Le président Ouattara annonce un accord avec les militaires

Archives AFP

Les militaires ivoiriens mobilisés depuis mardi pour le paiement d’arriérés de soldes ont obtenu gain de cause. "Maintenant, vous allez vous comportez en soldats modèles", a toutefois exigé le président Alassane Ouattara à l’issue des négociations.

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Au terme de deux jours de négociations, le président ivoirien, Alassane Ouattara, a annoncé, jeudi 20 novembre, qu’un accord avait été trouvé entre le gouvernement et les militaires qui réclamaient des impayés de soldes. En échange, le chef de l’État a fermement exigé des soldats qu’ils observent désormais une attitude exemplaire.

"À partir de maintenant, vous allez vous comportez en soldats modèles, a lancé le chef de l’État à l’adresse des militaires, qui ont obtenu tout ce qu’ils réclamaient. Car si vous n’êtes pas des modèles, vous allez provoquer la chienlit dans ce pays. Nous avons vécu une crise terrible, le pays était dans le désordre total, mais aujourd’hui la Côte d’Ivoire est respectée. Et si par vos actions vous donnez l’impression que c’est le désordre, vous affaiblissez le travail que je suis en train de faire."

Ouattara : "Maintenant, vous allez vous comporter en soldats modèles"

De Bouaké à Abidjan

Mardi, plusieurs centaines de militaires étaient descendus dans la rue des principales villes de Côte d’Ivoire pour réclamer le paiement d’arriérés de soldes entre 2009 et 2011, la prise en charge par l’État des loyers de leur famille et des avancements en grade.
La vague de protestation était partie de Bouaké, capitale de la rébellion qui contrôlait le nord du pays de 2002 à 2011. Cette crise politico-militaire fit des milliers de morts alors que la Côte d'Ivoire était coupée en deux. Le mouvement s'était ensuite étendu à Abidjan, la capitale économique, et d'autres villes-casernes du pays.

>> À voir dans le Débat de France 24 : "La réconcialition en Côte d'Ivoire, mission impossible ?"

Plus tard cette journée, le ministre de la Défense avait rapidement annoncé une série de mesures et demandé aux militaires "de regagner leurs postes". Dans la soirée, son homologue de l'Intérieur avait annoncé lui aussi des mesures allant dans le sens des revendications des militaires.

Même si le calme est revenu, cette vague de protestations inquiète, à moins d'un an du scrutin présidentiel d'octobre 2015.

Selon plusieurs sources sécuritaires, d'anciens éléments rebelles, intégrés en 2009 dans les forces de sécurité nationales à la suite de l'accord de paix de Ouagadougou, signé en 2007, sont à l'origine de ce mouvement.

Avec AFP

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