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Coupe Davis : du stade de foot au court de tennis

Ce stade non permanent peut accueillir 27 000 personnes.
Ce stade non permanent peut accueillir 27 000 personnes. AFP

À partir du 21 novembre se joue à Lille la finale de la Coupe Davis entre la France et la Suisse. Le stade Pierre-Mauroy, habituellement dédié au football, s’est transformé en immense court de tennis le temps d’un week-end. Explications.

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Près de 200 personnes à l’œuvre pendant trois semaines, un coût d'environ deux millions d’euros… et voilà le stade Pierre-Mauroy de Lille transformé en court de tennis. Le résultat est impressionnant : un court de terre battue impeccable, couvert et chauffé, avec des gradins pouvant accueillir plus de 27 000 spectateurs. À partir du 21 novembre, l’équipe de France de tennis y affrontera la Suisse pour cette finale de Coupe Davis, qui se déroule sur trois jours.

La pelouse du stade de foot a été soulevée pour entreprendre les transformations et le toit fermé. Défi supplémentaire, le complexe accueillait le week-end dernier le Supercross, la pelouse était alors recouverte de terre, ce qui a considérablement réduit les délais d’installation du court. Tout a dû être préparé en sous-sol, avec 150 tonnes de calcaire et de la brique rouge pour donner cette fameuse couleur à la terre battue.

"Ce n'est presque pas raisonnable"

"L’objectif de la fédération était d’offrir ce spectacle au plus grand nombre", explique à France 24 Christophe Fagniez, directeur des compétitions et des équipes de France à la Fédération française de tennis (FFT), qui organise l’événement. "On est dans une configuration unique et exceptionnelle. Construire un stade de tennis non permanent de 27 000 places, c’est presque pas raisonnable ! Mais là, on se doutait qu’il y aurait un engouement exceptionnel." En effet, la Coupe Davis bénéficie en France d’une grande notoriété, même si les Bleus ne l’ont plus remportée depuis 2001.

Mais cette fois, la génération des "Mousquetaires", emmenée par le capitaine Arnaud Clément, semble prête à atteindre l’objectif. Autre élément à prendre en compte, la présence dans l’équipe adverse du deuxième joueur mondial, le Suisse Roger Federer, véritable légende du tennis qui bénéficie en France d’une très grosse cote de popularité. Il tentera, avec Stan Wawrinka, n°4 mondial, de remporter le seul titre majeur qui manque encore à son palmarès.

"Offrir à cette finale l’écrin qu’elle mérite"

Malgré un coût faramineux, la FFT n’est pas inquiète : les places, vendues de 30 à 220 euros, sont parties en quelques minutes. La billetterie représente 67 % du chiffre d’affaires de l’événement qui s'élève à 7,5 millions d’euros ! "Il fallait vraiment aller au-delà des canons habituels et offrir à cette finale l’écrin qu’elle mérite" insiste Christophe Fagniez.

De leur côté, les joueurs apprécient le lieu : "La salle est magnifique. C’est ce qui frappe tout de suite. C’est très grand, c’est très beau. C’est merveilleux de pouvoir jouer sur un tel court", s’est enthousiasmé le Français Richard Gasquet mercredi, après l’entraînement. "La qualité du court est excellente, même si c’est une première. Le plafond est très haut. Quand le stade sera plein, ce sera magnifique. C’est parfait pour cette finale", a renchéri Julien Benneteau, son partenaire de double.

Seul bémol, la température dans la salle : si le court est parfaitement chauffé pour le confort des joueurs, pas sûr que les chauffages radiants installés pour l’occasion ne suffisent pour toute la salle. Il faudra alors tout le talent des joueurs pour enthousiasmer le public et réchauffer l’atmosphère du stade Pierre-Mauroy.

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