ROYAUME-UNI

Le parti europhobe Ukip bien placé pour décrocher un second siège à Westminster

La ville de Rochester and Strood, dans le sud-est de l'Angleterre.
La ville de Rochester and Strood, dans le sud-est de l'Angleterre. Capture d'écran France 24

Le candidat de Ukip, Mark Reckless, est favori d'une élection partielle, qui se tient jeudi dans la circonscription de Rochester & Strood. Une victoire permettrait au parti europhobe d'installer un second député à Westminster.

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Le Parti de l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) est bien placé, jeudi 20 novembre, pour remporter un second siège de député, lors d'une législative partielle à Rochester and Strood, dans le sud-est de l'Angleterre.

Les sondages donnent vainqueur le candidat du parti europhobe, Mark Reckless, député sortant de la circonscription du Kent. Ce dernier a rejoint la formation de Nigel Farage, après avoir quitté fin septembre le parti du Premier ministre David Cameron. "J'ai le sentiment que la direction du Parti conservateur fait partie du problème", a-t-il estimé pour expliquer sa rupture, accusant le parti d'ignorer le peuple et de le tromper.

En cas de victoire de Ukip dans les urnes, Mark Reckless deviendra le second député du parti, qui prône une sortie de l'Union européenne et un durcissement de la politique d'immigration, à Westminster.

Le 9 octobre dernier, en effet, Douglas Carswell, un autre transfuge du Parti conservateur, avait provoqué un premier raz-de-marée à la Chambre des Communes, en remportant une élection à Clacton-on-Sea. Mark Reckless espère maintenant enfoncer le clou : "Si je gagne, cette victoire sera significative. Les gens s'apercevront que nous sommes crédibles", a-t-il déclaré lors de la campagne.

"Si nous pouvons gagner ici, nous pouvons gagner partout"

Une victoire de Ukip dans la circonscription de Rochester and Strood constituerait de fait une vraie percée pour le parti de Nigel Farage et un nouveau motif d'inquiétude pour David Cameron, à moins de six mois des élections générales. D'autres défections pourraient en effet suivre à quelques mois des prochaines élections législatives générales, prévues en mai prochain.

Confiants au départ, les conservateurs ont, devant la répétition des sondages inquiétants, essayé de réagir. Des dizaines de députés ont ainsi fait l'aller-retour depuis Londres, pour notamment avertir les électeurs que le prix de leur maison baisserait en cas de victoire du parti europhobe.

David Cameron, lui-même, s'est déplacé à cinq reprises, pour tenter d'inverser la tendance. "Voter Ukip ne fait que rapprocher Ed Miliband [le leader de l'opposition travailliste] de Downing Street", a-t-il lancé à la population, selon un refrain désormais bien connu.

En vain visiblement, puisque Mark Reckless continue à caracoler en tête des sondages, d'autant que le Labour s'est rapidement désintéressé de cette élection, créant un nouvel appel d'air en faveur de Ukip, qui drague désormais ouvertement l'électorat travailliste.

Avec Reuters et AFP

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